Chronique du conseil communal du 18 février 2025
Chroniqueur: Thierry Ferracin.
Tout le monde était présent pour ce second conseil de l’année. Mais il manque les citoyens… On regrettera que seules trois personnes, trois candidats malheureux des précédentes élections, constituaient le public. Toujours pas de retransmission sur internet sauf celle captée par un citoyen avec un smartphone ce qui ne permet pas un grand confort d’écoute mais est mieux que le rien proposé par la majorité.
L’ordre du jour est léger comportant tout de même un point important pour l’aménagement de l’ilôt Mintens au centre de Genappe.
1. Urbanisme : Acquisition gratuite d’un terrain pour cause d’utilité publique dans le cadre d’une charge d’urbanisme prévue au permis d’urbanisme du projet situé Chaussée de Nivelles à Vieux-Genappe
Bernard Löwenthal intervient pour Ecolo : “Je ne comprends pas ce qu’on va faire de ce terrain. C’est gratuit (il y aura des frais d’entretien) donc pourquoi pas mais dans quel but ? Il manque un bout pour connecter au Ravel, donc pas de sentier possible pour relier la chaussée de Nivelles au Ravel (on peut déjà y accéder via la Cressonnière ou la rue Ginion)”.
Benoît Huts (échevin MR-LE de l’urbanisme) amène des éléments de réponses : “Ce terrain permettra de réaliser à terme une connexion avec le Ravel… Il y a un projet de construction juste à côté et la commune demandera aussi un bout de terrain en charge d’urbanisme, ce qui permettra la connexion avec le Ravel”.
Il n’a pas encore d’idée de ce qui sera fait de cet espace (outre un sentier vers le Ravel) mais pourquoi pas un verger comme suggéré par notre groupe.
>> Le point est voté à l’unanimité <<
2. Urbanisme – Implantation d’une cabine à haute tension d’Ores sise rue Hattain à BaisyThy – Approbation du projet d’acte de vente pour un euro symbolique à Ores
La société Ores souhaite implanter une nouvelle cabine à haute tension à la rue Hattain à Baisy-Thy dans le domaine public. Ores souhaite donc acquérir une parcelle de terrain d’environ 19 m² se situant à la rue (la place en fait) d’Hattain à côté de l’abribus. Tous les frais se rapportant à la vente (mesurage, acte, …) seront à charge de l’intercommunale ORES.
Thierry Ferracin intervient pour Ecolo : « Cet investissement est une bonne nouvelle pour notre commune, notamment pour les nombreux producteurs d’électricité verte du village. Cette cabine devrait permettre une meilleure gestion de l’injection d’énergie renouvelable et améliorer la stabilité du réseau électrique local.»
Il ajoute: « Nous soutenons ce projet d’implantation d’une cabine haute tension par Ores, tout en insistant sur l’importance d’un bâti de qualité. Située sur la place, près d’un abribus, cette infrastructure doit s’intégrer correctement dans l’espace public, avec une attention particulière à son esthétique et à son impact visuel ».
Benoît Huts (échevin MR-LE de l’urbanisme) se veut rassurant et précise que la cabine intégrera l’abribus. Le parement sera fait en briques.
>> Le point est voté à l’unanimité <<
3. Urbanisme – Collaboration avec l’APIBW pour le développement du site de l’Îlot Mintens – Proposition de convention.
En vue de mettre en œuvre la promotion immobilière de l’îlot Mintens, la Ville de Genappe a décidé de mettre en œuvre une convention de coopération publique avec l’APIBW, sous forme de partenariat contractuel public-public.
L’APIBW (www.apibw.be) est une autorité de droit public dont les missions répondent à un besoin d’intérêt public : la lutte contre la pression foncière spécifique de notre territoire afin de permettre un accès facilité au logement pour les Brabançons wallons.
La convention prévoit que l’APIBW passera gratuitement et pour le compte de la Ville, le marché public pour désigner le promoteur en vue de réaliser des logements (dont une partie vendue en dessous du prix du marché à des familles) et des infrastructures dans l’îlot Mintens. Ce promoteur sera chargé de la conception, de la réalisation ainsi que de la vente des logements.
La programmation sera établie conjointement entre la Ville et l’APIBW : définition du périmètre, du programme, du nombre de logements à construire avant de lancer un marché. La convention prévoit l’octroi d’un droit de superficie au profit de l’APIBW et un mécanisme de vente des logements qui permettra à la Ville de recouvrer, au moment de la vente des logements, son investissement dans l’achat des parcelles de terrain.
Gérard Couronné explique que passer par l’APIBW permet de ne pas rembourser les subsides obtenus pour la rénovation urbaine de cet îlot.
Ecolo se réjouit que la commune avance ENFIN sur ce dossier et qu’elle le fasse dans une optique de “lutte contre la pression foncière de notre territoire afin de permettre un accès facilité au logement pour les Brabançons wallons” pour reprendre les termes de l’APIBW.
Catherine Olbrechts (Ecolo) intervient pour exprimer nos craintes et questions:
1: La proportion entre des logements à prix modérés et des logements à prix du marché n’est mentionnée nulle part. On parle de “logements coup de pouce” : à quoi cela correspond t-il ?
Réponse du Collège : Ce n’est pas défini dans la convention. Cela fera partie des critères des marchés publics.
2: Comme Genappe souhaite redynamiser le centre ville, quelques surfaces commerciales à prix modérés seraient les bienvenus dans la rue. Cela permettrait de soutenir des petits indépendants ou artisans locaux.
Réponse du Collège : Il y a possibilité de racheter par la commune des commerces avec le résultat des ventes des logements.
3. Au niveau de gouvernance, gros bémol car la convention précise qu’il n’y aurait que deux représentants de la commune pour suivre le projet. Ce n’est pas admissible. La convention ne mentionne aucune participation entre les citoyens et le projet. Y aura-t-il une bien participation de la CCATM ? Quid des concertations passées autour du projet?
Réponse du Collège : la commune et les citoyens seront intégrés dans le processus. Nous tiendrons compte du travail réalisé précédemment (des rencontres qui ont eu lieu lors de la rénovation urbaine). A suivre donc…
4. Etant donné que Genappe est déficitaire en logements sociaux et que la Région wallonne demande d’atteindre 10 % de logements sociaux, ne serait-ce pas l’opportunité idéale d’y insérer au moins 10 à 15 % de logements solidaires en location ?
Réponse du Collège : Il n’est pas possible d’obtenir à la fois des subsides logements publics et de construire des commerces. On aura l’occasion de racheter, avec l’argent perçu, une surface commerciale ou l’un ou l’autre logement… pour en faire peut-être des logements publics… Ce n’est pas encore défini. A noter que le subside “ancrage logement” n’est pas possible en travaillant avec l’APIBW (ses statuts ne le permettent pas). La ville ne peut pas demander de logements en charge d’urbanisme.
Joelle De Belder (Be Genappe) souligne l’enthousiasme de l’administration (Mme Flemal et Mme Leemans) et pose différentes questions :
– Peut-on remplacer le “Collège” par le “Conseil” dans l’article 4 de la convention pour s’assurer de la participation effective du conseil ?
Réponse du Collège via le bourgmestre : Le Collège peut saisir le conseil communal en cas de besoin et le fera. Le bourgmestre insiste sur le fait que le Collège est à la manœuvre avec APIBW mais qu’il fera rapport et demandera accord lors des étapes clés au conseil communal. Il dit que se passer du conseil n’est pas une option.
– Page 4, point C: “Comité d’accompagnement”, qui seront les deux représentants? Est-ce que la minorité peut en faire partie ?
Réponse du Collège : Ce seront l’échevin de l’urbanisme et la responsable de l’urbanisme par exemple, ou 2 membres de l’administration. Donc non.
– Le projet d’aménagement tiendra-t-il compte des enquêtes réalisées en 2018 (présentées en 2022) avec Innovons (18 logements, 500 m² de commerces, connexion avec le parc de la Dyle)?
Réponse du Collège : oui, cela fera partie des critères.
Vincent Girboux (Be Genappe): – Dans la convention, il y a différentes possibilités de rétributions de la commune… Quand est-ce que cela sera déterminé? L’urbanisation de la zone s’inscrira dans le projet déterminé par la commune. DONC est-ce que les habitants du centre vont être spécifiquement consultés dans cette phase? Et est-ce que le conseil sera également sollicité à cette étape ?
Réponse du Collège : Quand il y aura un “premier jet”, on pourra revenir vers vous…
– Pourrait-on envisager un comité d’accompagnement pour le projet d’aménagement?
Réponse similaire du Collège qui redit un peu la même chose… “Quand il y aura un pré-projet, on pourra organiser une consultation citoyenne et puis revenir vers vous”.
Catherine Olbrechts (Ecolo) intervient et demande si l’on peut rajouter une ligne dans la convention pour signifier cela?
Vincent Girboux (Be Genappe) : « Page 5 point F… rajout à la phrase “en consultation avec les riverains et le CC”? Gérard Couronné est d’accord.
>> Le point est voté à l’unanimité. <<
Conclusions pour Ecolo :
- Il sera important de rester vigilant et d’interroger le Collège à différentes étapes du projet pour s’assurer que les différents interlocuteurs cités ici (CCATM, citoyens, conseil communal,…) soient bien intégrés dans la réflexion et les avancements.
- Il sera important de veiller à la création effective et suffisante de logements à prix modérés.
- Cette rénovation ne permettra visiblement pas à Genappe de rattraper son retard énorme en termes de logements publics et c’est regrettable.
4. Énergie – Rapport annuel du conseiller énergie au 31/12/2024 – Octroi de la subvention.
Dans le cadre du programme « communes énerg-éthiques », le conseiller énergie de la commune doit faire un rapport en vue de recevoir pour la commune le subside de 2.125€.
Thierry Ferracin (Ecolo) : « En parcourant le rapport du conseiller en énergie, nous constatons une fois de plus que la charge de travail reste trop importante. Cette problématique a déjà été soulevée à plusieurs reprises, et il est regrettable qu’aucune solution durable n’ait encore été mise en place. Dès lors, nous nous interrogeons : où en est-on dans le recrutement d’un conseiller en énergie supplémentaire ? Son renfort permettrait non seulement de mieux répartir la charge de travail, mais aussi de structurer plus efficacement la gestion des dossiers. Ce conseiller pourrait ainsi contribuer à la mise en place d’un “groupe énergie”, qui faciliterait la collecte et l’analyse des informations essentielles pour optimiser notre politique énergétique. Ne devrions-nous pas avancer concrètement sur cette question pour éviter de constater, année après année, les mêmes difficultés ? »
Réponse du Collège : « L’héritage du conseiller actuel est un “héritage difficile” et c’est un travail considérable… Cela explique le fait que le rapport soit un peu mince… Il est à temps plein depuis le mois d’août. »
Finalement, aucune réponse n’est donnée quant au renfort nécessaire pour ce service.
Thierry Ferracin fait la remarque que le conseiller précédent se plaignait aussi de sa charge de travail.
Le Bourgmestre Gérard Couronné répond que « le collège se plaignait de son rendement ».
(NDLR: Nous ne partageons pas cet avis).
5. Environnement – Environ- Octroi d’une prime communale à l’achat de langes lavables
Il s’agit de voter une prime pour l’achat de langes lavables. Le montant de la prime octroyée équivaut à 50% de la facture d’achat avec un maximum de 125€.
Par le passé, le nombre de primes distribuées annuellement a été de 8 à 17 primes.
Catherine Olbrechts (ECOLO) : « Notre groupe est évidemment tout à fait favorable à cette prime. L’achat de couches lavables est un excellent investissement économique pour les ménages et écologique pour tous, cela s’inscrit complètement dans la démarche zéro déchet ! De plus, le succès est au rendez-vous. L’espacement de la collecte des déchets joue également en faveur de langes réutilisables.
Ne serait-il pas opportun de prévoir, d’une part, une campagne de communication dans les médias habituels mais également lors de l’accueil de nouveaux habitants, via les crèches, la consultation ONE,… par le biais de témoignages d’utilisateurs, la mise en évidence des bénéfices,… et, d’autre part, des ateliers de sensibilisation/démonstration à l’attention des futurs parents, des grands-parents,… (le magasin “Les choses chouettes” proposait cela avant). »
Réponse du Collège : La communication est faite en crèche lors de la première entrevue avec les parents. Un article sera également rédigé pour le journal de la ville. On peut envisager de plancher sur un atelier. Ludivine Brocca (Ecolo) propose de faire des témoignages de parents. Cela retient l’attention de l’échevine.
Lucchina Martinelli (BeGenappe) trouve que cela n’a pas beaucoup de succès et qu’il faut réfléchir à d’autres alternatives comme les couches compostables. Il s’ensuit un argumentaire pour les couches compostables. Elle demande que la commune étende la prime aux couches compostables, aille démarcher des producteurs pour que l’accès aux couches compostables soit plus aisé et fasse de la commune un modèle en innovation écologique.
Remarque de Ludivine Brocca (Ecolo) : Peux-tu vraiment déduire du nombre de personnes qui ont demandé la prime le réel succès du système? Combien de personnes font stériliser leur chat sans demander la prime par exemple?
Stéphanie Bury (Echevine MR-LE en charge) répond que quand les couches compostables seront accessibles en Belgique, il sera intéressant de sensibiliser les parents, au même titre que pour les couches lavables.
Kathy Delabye (MR-LE) dit qu’actuellement ce type de produits est en test car pas complètement fiable (beaucoup de fuites).
>> La majorité et Ecolo votent pour, BeGenappe vote contre sauf Joëlle De Belder <<
Note du rédacteur :
Nous avons un peu creusé le sujet après le conseil : les couches compostables ne le sont pas complètement et il est nécessaire de déployer une filière spécifique de compostage industriel. Ce n’est pas envisageable pour Genappe en l’état.
Pour ceux qui veulent en savoir plus : www.rtbf.be/article/quand-des-couches-culottes-font-pousser-des-fleurs-11453682
Approuvé par MR-LE et Ecolo. Be Genappe s’oppose au renouvellement de cette prime parce que Vincent Girboux trouve que “c’est trop cher pour pas grand chose”. Joëlle De Belder intervient alors pour dire qu’elle approuve parce qu’elle trouve que c’est une bonne solution.
6. Concours « Genappe, Villages fleuris »
Concours très sympa, ludique et léger: Proposition de modification de l’article 1 du règlement afin d’y voir vraiment les deux objectifs vu que Genappe souhaite accorder de l’importance à la biodiversité.
Intervention de Catherine Olbrechts (Ecolo) proposition d’amender l’Article 1 : Le concours « Genappe, villages fleuris » a pour objet de récompenser les actions menées par les particuliers, les commerçants et le secteur associatif en faveur de l’amélioration du cadre de vie et de la biodiversité. Et ce en embellissant les jardins des maisons d’habitations, les façades, les balcons, les commerces, des restaurants, etc…
Réponse du Collège via Michael Rouffiange (échevin MR-LE) : cela figure dans les critères et nous ne voulons pas “restreindre” (décourager ?) le nombre des participants.
Joëlle De Belder (Be Genappe) dit que la participation diminue d’année en année… Peut-être faut-il ré-insister sur la communication ? Elle en profite pour revenir sur la sensibilisation à la propreté dans le centre de Genappe. Par exemple, “Ciao mégots” propose de collecter les mégots et les recycle.
Réponse du Collège : On est en train de travailler sur le dossier pour une campagne d’affichage… On a déjà les visuels.
>> Le point est voté à l’unanimité. <<
7. Réfection de voiries en hydrocarboné – Approbation des conditions et du mode de passation du marché public.
Ce sujet est consensuel mais Vincent Girboux (Be Genappe) en profite pour intervenir sur la Rue Godefroid de Bouillon : « L’échevin avait expliqué que la voirie était ok et maintenant on veut revoter un budget sur cela. Mr le Président, vous aviez promis une réunion de concertation et il n’en est rien suite à un changement d’avis de l’échevin sur ce sujet ».
Réponse du Collège : une concertation aurait dû être faite et nous devons revenir en arrière (remettre des bolards comme avant). Nous avons écrit aux riverains (5 réponses sur 30). Peu de réponses mais le Collège a décidé de régler le problème et de refaire l’aménagement. Les bolards vont être remis pour ralentir le trafic en amont du plateau.
Le ton monte entre Vincent Girboux et Gérard Couronné alors qu’ils ont dû gérer ce dossier ensemble lors de la précédente législature …
>> Le point est voté à l’unanimité. <<
8. Travaux – Maintien de clôtures communales au niveau du Collecteur Mazy – Rhode à BaisyThy.
>> Le point est voté à l’unanimité <<
9. Travaux – Remplacement EN URGENCE de la chaudière à l’école de Baisy-Thy, en absence de crédit budgétaire.
La chaudière de l’école est tombée en panne et la ville a dû la changer en urgence en dehors de tout cadre budgétaire.
Thierry Ferracin (Ecolo) : « Nous comprenons la nécessité d’agir en urgence pour remplacer la chaudière de l’école de Baisy-Thy et soutenons la décision prise par le Collège communal. Toutefois, cette situation met en évidence un problème récurrent : en procédant dans l’urgence, nous restons contraints par la technologie existante (ici le mazout !), sans pouvoir envisager une solution plus durable et efficiente.
C’est pourquoi il serait pertinent que le conseiller en énergie établisse une feuille de route pour la gestion des installations vieillissantes. Un cadastre des équipements critiques permettrait d’anticiper ces situations et d’intégrer des solutions plus performantes, évitant ainsi des décisions précipitées dictées par l’urgence. «
Le Collège dit que ce cadastre existe… Thierry Ferracin répond que ce serait bien d’anticiper à l’avenir pour éviter de devoir choisir la solution qui n’est pas la plus adéquate.
La gestion du dossier est vivement contestée par Vincent Girboux (BeGenappe) car l’école a dû être évacuée suite à un dégagement de fumée provoqué par une intervention d’un technicien mandaté par la commune. Il apparaît au fil de la discussion qu’une erreur de formulation s’est glissée dans la présentation écrite des faits par Mme Tock. Ce technicien est celui du fabricant, il s’est rendu dans le local technique à sa propre initiative …
>> Le point est voté à l’unanimité <<
10. Stérilisation des chats domestiques – Règlement 2025
>> Le point est voté à l’unanimité <<
11. Convention de coordination et animations des plaines de vacances 2025
>> Le point est voté à l’unanimité <<
12. Convention de collaboration relative à l’accueil extrascolaire et aux plaines de vacances pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2025
>> Le point est voté à l’unanimité <<
14-20. Désignation de délégués pour 7 intercommunales : InBw, Ecetia, IMIO, Ores, 1815, IPFBW et ISBW
Vu le renouvellement des Conseils Communaux suite aux élections du 13 octobre 2024 il y a lieu de procéder à la désignation de délégués aux Assemblée générale de différentes intercommunales. Ces délégués doivent être des mandataires communaux.
Ludivine Brocca (Ecolo) intervient de manière générale : « Comme déjà exprimé lors de la législature précédente, je souhaiterais que les votes en lien avec les points des ordres du jours des Intercommunales puissent avoir lieu lors de l’AG et non ici en conseil communal. D’une part, on nous demande de nous positionner la plupart du temps sur base de documents écrits, sans avoir aucune présentation ni de possibilité de réponse à d’éventuelles questions. D’autre part, nous ne pouvons pas profiter des éléments issus des débats ayant lieu en AG pour affiner notre positionnement. Cela ne correspond pas à notre vision du rôle de membres de l’AG et cela n’a aucun sens. Ce n’est pas parce que la loi le permet que nous sommes obligés de nous y conformer…»
Vincent Girboux (Be Genappe) : « Nous ne sommes pas du tout écoutés à l’INBW… Saga des parcs à conteneurs, augmentation des coûts,… Il dit que l’intercommunale et son CA font n’importe quoi sans réfléchir !»
Bernard Löwenthal (Ecolo et administrateur de l’InBW) répond aux critiques de Vincent:
« Le dette doit être apurée. Le principe du coût-vérité doit être respecté. C’est la loi, on n’a pas le choix. Et pour rappel, le conseil de Genappe a approuvé le budget de l’INBW lors de la dernière législature, à l’unanimité (donc par Vincent Girboux aussi).
C’est faux de dire que les communes n’ont pas été consultées. Elles l’ont été plusieurs fois comme Benoît Huts peut d’ailleurs le témoigner (il acquiesce).
C’est absurde de dire que l’intercommunale et le CA font n’importe quoi. Quel manque de respect ! Les services ont analysé ce qui se fait dans les autres provinces. De nombreux débats et réflexions ont eu lieu en Codir, en bureau et en CA. C’est évident !
C’est vrai que le nouveau système d’accès aux Recyparks n’est pas parfait et qu’il évolue en fonction de la réalité et de l’expérience. Ce serait dommage de ne pas le faire…Ces changements embrouillent la communication. On réfléchit à corriger cela. »
Les délégués sont désignés mais le Collège ne répond pas sur la discipline de vote demandée aux délégués lors des AG respectives.
Be Genappe ne désigne personne à certaines Intercommunales, sans explication. Leur place restera vide puisqu’on n’a désigné personne à leur place.
23. GAL « Pays des 4 bras » – Désignation des délégués du conseil communal à l’AG de l’ASBL.
Ecolo n’a pas de représentant mais Thierry Ferracin demande un observateur pour Ecolo (Catherine Olbrechts). C’est accepté.
24. Centre culturel du Brabant Wallon – Désignation de 2 délégués.
Ce sont uniquement des représentants de la majorité (Anne Davin et Christophe Balestrie).
25. « Le 38 » – Désignation de représentants de la Ville à l’assemblée générale et au conseil d’administration
Ecolo désigne Benoit Moreau au CA et à l’AG et Cécile Gonneau à l’AG.
26. Accueil Temps libre et soutien de l’accueil extrascolaire – Renouvellement de la Commission Communale de l’Accueil (CCA) 2024-2030 – Désignation des 6 délégués
Ecolo n’a pas de représentant mais Thierry Ferracin demande un observateur pour Ecolo (Ludivine Brocca). C’est accepté.
27. «TV Com asbl » – Désignation d’un délégué.
Uniquement un représentant de la majorité (Yves Patte).
28. Contrat de rivière Dyle et affluents, asbl – Désignation d’un représentant et candidature au Conseil d’Administration.
Uniquement un représentant de la majorité (Michael Rouffiange).
29. Union des Villes et Communes de Wallonie, asbl – Désignation d’un représentant et d’un administrateur.
Uniquement un représentant de la majorité (Gérard Couronné).
30. Communications du Collège
Le Collège communique différentes informations. Principalement des dates d’événements à venir :
- Journée inter-unités du 5 avril (500 jeunes)
- Balade gourmande du GAL (avec tracteurs): 20 avril
- JCPMF (Je cours pour ma forme): Démarrage le 17 mars – 35 euros pour les 12 séances
- Local (au « 38 ») mis à disposition des étudiants pour le blocus à la demande de Reda Kabir (Be Genappe). Bilan: Le local a été disponible 3 jours par semaine avec en moyenne 2 étudiants par jour (on est monté jusqu’à 5) pendant le blocus. Il n’y a pas eu d’étudiant pendant la période d’examens.
- Plaines de vacances: présentation par Stéphanie Bury. Coordinatrice : Virginie Limon. Pour 2025, 10 semaines de plaines sont prévues.
31. Divers
Des questions diverses sont posées par des membres d’Ecolo et de Be Genappe :
1. Coordination des plans communaux et du PST. Catherine Olbrechts (Ecolo) : « Comment pensez vous articuler les différents plans communaux clés ? Va-t-il y avoir une coordination réelle entre le Plan d’action énergie durable (PAEDC), le Plan communal de mobilité, le future schéma de développement communal, le plan ancrage logement, la rénovation urbaine qui ont tous un lien entre eux (territoire, centralité, logement, mobilité et émission carbone) et le plan stratégique transversal (PST) qui est lui de nature transversale ? Y aura t-il des réunions de coordination entre ces plans afin d’unir les forces, d’être plus rationnel et efficace ? Afin que les stratégies des uns et des autres soient renforcées entre elles. »
Réponse de Yves Patte (MR LE) :
La déclaration de politique générale (DPG) sera présentée lors du prochain conseil (le PST le sera en septembre).
Un Copil (comité de pilotage composé de membres de la majorité, membres de commissions, chefs de services et responsables administratifs) a été créé par le Collège pour préparer le PST et en assurer le suivi. (A noter pour la formation du PST : 5 fiches avaient été créées de manière participative lors de la précédente législature, l’idée est ici de pratiquer cette méthode pour l’ensemble des fiches du PST).
C’est donc via ce Copil que l’articulation des différents plans sera réalisée afin que les membres de l’administration et le Collège travaillent ensemble et en cohérence.
Ce Copil pourrait aussi être une chambre de discussion de grandes thématiques (déchets, Corenove,…) et pas uniquement un organe administratif.
2. Manque de moyens à l’Académie. Reda Kabir (Be Genappe). Il pointe le manque d’équipements de l’Académie et le manque de moyens notamment pour les cours de théâtre.
Stéphanie Bury (échevine en charge) répond : Un budget de 10.000 euros a été ajouté à l’extraordinaire pour du matériel, notamment son et lumières. De même qu’un budget de 11.500 euros à l’ordinaire pour les 35 ans de l’Académie. Des travaux de rénovation et de peinture vont avoir lieu.
3. Renaud Van Peteghem (Be Genappe) demande des travaux de réfection de la voirie dans le centre et l’entretien des pavés et des pierres bleues sur la place.
L’échevin des travaux (Etienne Legrand, MR-LE) est bien au courant est est allé sur place. C’est en cours.
4. Vincent Girboux (Be Genappe) interroge sur l’enquête sur la zone bleue dans le centre. Quels en sont les résultats?
Réponse du Collège : 8 commerçants ont demandé que cela reste à 60 minutes et 13 commerçants ont demandé que ce soit porté à 120 minutes. Le Collège décide donc que cela va être prolongé à 2h.
5. Sarah Hermans (Be Genappe) revient sur le délai de réponse du courrier qu’elle a adressé via une question écrite le 10 janvier concernant la stabilité des directions d’écoles mais dont elle n’a reçu la réponse par la poste qu’aujourd’hui (le courrier est daté du 5/02 mais la poste était en grève)… Marianne Tock, la directrice générale, répond que le délai de réponse est de 30 jours et qu’il est respecté.
6. Situation à la Rue Godefroid de Bouillon – Déjà abordée précédemment
7. Bernard Löwenthal (Ecolo) : « Je m’attendais à ce que la déclaration de politique générale (DPG) soit présentée aujourd’hui. Ce n’est pas le cas alors qu’on est déjà plus de 4 mois après les élections. De nombreuses communes l’ont déjà fait alors qu’elles sont moins expérimentées que plusieurs membres du collège : La déclaration de politique générale apporte pourtant votre vision pour la législature. Comment vous faites pour travailler sans vision ? » Le bourgmestre répond que la DPG sera présentée au prochain conseil.