Chronique du conseil communal du 23 février 2021

Chronique rédigée par Marie Degreef.

Le Conseil était au complet et se passe toujours en présentiel avec une retransmission sur Facebook, largement suivie par un maximum de 110 personnes.

Le déroulement a été assez rapide pour tous les points à l’ordre du jour jusqu’au projet des éoliennes qui a provoqué plus d’un coup de chaud !

1. Secrétariat communal – Adhésion Ecetia Intercommunale SCRL – Désignation de 5 délégués.

Vu la décision du Conseil communal du 27 octobre 2020 d’adhérer à l’Intercommunale Ecetia, il y a lieu de procéder à la désignation de 5 délégués : 4 MR/CDH et un de la minorité selon la « Clé d’Hondt ».

Ce sera Sarah Hermans, Olivier Mainfroid, Vincent Girboux et Gérard Couronné pour le MR/CDH. Anne Beghin sera notre représentante.

2. Secrétariat communal – Remplacements d’Axelle Vanderlinck suite à sa démission.

Vincent Girboux -> délégué à l’Intercommunale IMIO.
Martine Bultot -> déléguée à L’Intercommunale Sociale du Brabant wallon (ISBW).
Martine Bultot -> déléguée à la Commission communale mixte « bien-être et santé ».
Anne-Sophie Hayois -> déléguée à la Commission communale des Sports.
Olivier Mainfroid -> délégué suppléant à la Commission communale de l’accueil Temps libre et soutien de l’accueil extrascolaire
Aline De Groode -> déléguée à la Commission paritaire locale de l’Enseignement (COPALOC)

3. Affaires générales – Cohésion sociale – Je Cours Pour Ma Forme – Lancement des sessions de printemps et d’automne 2021 – Participation aux frais – Approbation.

Contexte : Le Collège a marqué son accord pour l’organisation des deux sessions pour l’année 2021, sur les termes de la convention de partenariat établie entre la Ville et l’asbl Sport et Santé de prendre en charge les frais liés à l’organisation de l’évènement pour une valeur totale de 9000 €, de fixer le défraiement des coachs à 25 € la séance.

Le Conseil marque son accord sur la fixation d’un tarif de 35 € par personne et par session. Il est prévu 3 sessions de 12 séances.

Approbation à l’unanimité.

Ludivine Brocca (Ecolo GCD) profite du point pour demander quels sont les aménagements prévus dans l’organisation des séances en lien avec la crise et les mesures ?

Stéphanie Bury dit la difficulté d’organisation en raison des mesures sanitaires à respecter. Une dizaine de participants est autorisée en présentiel. Ils comptent démarrer après les vacances de Pâques.

Ludivine demande aussi ce qu’il en est de « Je pédale pour ma forme » et de « Je marche pour ma forme » ? Stéphanie Bury répond qu’on pourrait démarrer en avril-mai. La réflexion pour “Je marche pour ma forme” commencerait en mars.

4. Affaires générales – Convention de collaboration relative à l’organisation de l’accueil extrascolaire et à l’organisation partielle des plaines d’été pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2021.

Contexte : Chaque année, la Ville collabore avec l’ISBW pour l’accueil extra-scolaire ainsi que la coordination et l’animation des plaines de vacances pour les enfants de 2.5ans à 6ans.

Accordé à l’unanimité.

5. Affaires générales – AG – CT – Centre culturel du Brabant wallon – Contrat-Programme 2022-2026.

 

Le CCBW a demandé de marquer notre accord sur leur nouveau contrat-programme pour la période de 2022 à 2026. Le collège propose d’augmenter la quote-part de la Ville de 0.10€ à 0.20€ par habitant, et propose de faire la suggestion et encouragement à faire la même démarche auprès des communes avoisinantes.

Accordé à l’unanimité.

6. Affaires générales – Plaines de vacances 2021 – Conventions CAPE ASBL – Accord.

Contexte : Chaque année, dans l’organisation des plaines de vacances à Pâques et durant les grandes vacances, la Ville travaille avec le CAPE ASBL pour la coordination et l’animation. Les Conventions sont représentées chaque année.

Approuvé à l’unanimité.

7. Affaires générales – Règlement des plaines de vacances – Modification.

Contexte : Suite à la nouveauté, cette année, d’organiser des plaines pour les ados de 12ans à 15ans, le ROI a été adapté et le prix est de 60€ la semaine par ado.

Anne Beghin souligne que cette nouvelle activité pour ados est une bonne nouvelle en soi. Vu le contexte de crise sanitaire, mais aussi en raison de la souffrance des jeunes en cette période de crise, de leur isolement et de leur manque de contact. Etant donné qu’il s’agit d’une nouvelle offre pour un public cible « particulier », Anne demande à soigner et adapter la communication-promotion et d’augmenter à plus d’une semaine ces activités pour favoriser la rencontre entre ces jeunes.

Le tarif est voté à l’unanimité.

8. Affaires générales – Demande des Services de police de la Zone Nivelles-Genappe d’utiliser des caméras « ANPR ».

Contexte : Les Services de police ont fait la demande de pouvoir placer une caméra dite ANPR – qui reconnait les plaques de voitures- sur leur véhicule afin de pouvoir constater les faits réels qui se produisent lors d’une intervention.

Approuvé à l’unanimité.

9. Finances – Plateforme de téléphonie – Supplément de dépense – Paiement sans crédit budgétaire.

Contexte : Le marché a été conclu pour 17.731,34 €. Le collège a marqué accord pour un supplément de 648,56 €.

Approuvé à l’unanimité.

10. Informatique – Achat de matériel et mise en place – Demande en urgence.

Contexte : Demande en urgence d’un nouveau NAS et d’une solution de virtualisation.
Nous avons acquis en 2019 un NAS nous permettant d’héberger la plupart de nos machines de manière virtuelle. Cependant, ce NAS n’a pas la fiabilité nécessaire et engendre pas mal de soucis. En effet, bien que des systèmes de « secours » aient été prévus à la configuration de celui-ci, ils semblent ne pas se mettre en place. De plus, les disques utilisés dans ce NAS ne sont compatibles qu’à la condition de faire des manipulations relativement risquées.
Le coeur de notre système fonctionne sur ce NAS, le perdre serait une catastrophe. Même si des backups existent nous garantissant la pérennité de nos données, la remise en état en cas de crash ainsi que le temps d’acquisition du matériel mettraient plusieurs jours pendant lesquels la quasi-totalité de l’Administration serait à l’arrêt.
Voilà maintenant plusieurs semaines que nous nous efforçons de surveiller et d’intervenir à chaque alerte pour maintenir (remplacement de disques éjectés, remise en place de machines perdues suite aux crashs disques) le système opérationnel, que ce soit les soirs ou les weekends, mais rien ne peut garantir que ça suffira ni que ça tiendra encore dans le temps.
Le but serait de remplacer ce NAS par un autre, plus robuste et fiable (maintenance constructeur pendant 5 ans) et de repasser le système actuel dessus. Nous avions prévu l’installation d’un deuxième NAS pour mettre en place une redondance mais il s’agit maintenant d’une urgence.
Une fois le nouveau NAS en place et le système stabilisé, nous ferons les manipulations exigées sur l’ancien et après divers tests nous garantissant sa fiabilité, il sera remis en service. Nous aurons donc la redondance prévue. La dépense est de 21 502,72 € TTC. Un montant suffisant a été mis à l’article 131005/74253 du budget extraordinaire 2021 mais, au vu de l’urgence, il y a lieu de désigner un adjudicataire malgré que le budget ne soit pas encore revenu de la tutelle (prévu le 15 février). Il est à noter aussi que la Commune bénéficiera d’un subside COVID de 32 500€ pour les dépenses informatiques. Ce projet peut sans problème être justifié pour ce subside.

Benoit Moreau intervient : Comment est-ce possible qu’une solution informatique datant de 2019…..ne soit déjà  plus adéquate ? Comment cela est possible ? On parle tout de même d’une dépense de qq 21.500 euros. Nous demandons des éclaircissements.

Mme Tock se lance dans des explications embrouillées et floues. Manifestement, il y a eu un problème initialement.
Gérard Couronné explique qu’il suit la recommandation du département informatique. Et qu’il est possible en effet que l’achat de 2019 n’était pas un bon investissement.

Approuvé à l’unanimité.

11. Transition – Budget participatif 2021 – Règlement.

Contexte : L’idée du budget participatif est de consacrer un montant du budget communal à la mise en place de projets d’intérêt généraux émanant de citoyens. La Ville confiera une partie de ses finances aux citoyens, et ce sont eux qui décideront comment dépenser cet argent public.
L’objectif est de promouvoir la participation citoyenne en offrant la possibilité à chacun de soumettre ses idées, de les mettre à exécution et de contribuer à développer des projets participatifs visant la transition environnementale, la transition énergétique et la recréation des liens sociaux suite à la crise sanitaire du Covid.
Le projet s’adresse à toutes les associations, comités, entreprises de Genappe, tout groupement de minimum 5 citoyens domiciliés à Genappe, à des adresses différentes.
Les projets doivent relever des compétences communales ainsi que de rencontrer l’intérêt général.
Un Comité de sélection dont la composition devra être ratifiée par le Conseil communal sera mis en place. Ce Comité sera composé de 6 représentants du conseil communal (3 pour le groupe politique représentant la majorité et 1 par groupe politique représentant la minorité), d’un représentant d’un partenaire extérieur chargé d’animer les débats, de 12 représentants des habitants et d’agents communaux (avec voix consultative).
Un montant maximum de 15.000€ sera accordé par projet.
Les porteurs de projet pourront recevoir de l’aide des services communaux quant aux questions techniques et administratives qu’ils se poseraient.

Vincent Girboux note que les mêmes principes qu’en 2020 restent d’actualité. Toutefois, deux modifications vont intervenir : le thème de la cohésion sociale sera intégré. Et les projets seront soumis au vote des citoyens via une plateforme, pour une pondération de 25% de l’ensemble des votes.

Notre position : Nous sommes évidemment favorables surtout que les feedbacks exprimés lors de la récente réunion d’évaluation ont été intégrés.

Anne Beghin (Ecolo GCD) demande si en termes de com, il ne serait pas opportun de créer aussi un événement FB ?

Gérard Couronné répond que la communication sera faite par un toute boîte, sur la page Facebook de la ville ainsi que dans le journal de la ville. Et qu’il ne voit pas l’intérêt de faire un évènement Facebook en plus.

Anne Beghin demande aussi si il est envisageable de permettre la participation aux moins de 18 ans ? Réponse de Vincent Girboux : Oui, un projet peut être soumis par 5 mineurs d’âge accompagnés d’un adulte.

12. Travaux – Marché de travaux – Plan Investissement Communal 2019-2021 – Année 2021 – 1536 – Amélioration de voirie et d’égouttage des Drèves Nantaise et Micheline à Bousval – Approbation avant-projet

Contexte : Il est proposé au Conseil communal d’approuver l’avant-projet du marché “Plan Investissement Communal 2019-2021 – Année 2021 – Amélioration de voirie et d’égouttage des Drèves Nantaise et Micheline à Bousval” . Le montant est estimé à à 1.354.667,65 EUR HTVA, dont 728.197,27 EUR HTVA pour la partie « égouttage » à charge de la S.P.G.E. et 626.470,38 EUR HTVA, soit 758.029,16 EUR TVAC pour la partie « voirie » à charge de la Ville.

Approuvé à l’unanimité.

13. Travaux – Marché de travaux – 1543 – Remplacement du chauffage de la salle Omnisports – Approbation des conditions et du mode de passation.

Contexte : Il est proposé au Conseil communal d’approuver le cahier des charges et le montant estimé du marché “1543 – Rénovation énergétique de la salle omnisports”. Le montant estimé s’élève à 49.970,00 € hors TVA ou 60.463,70 €, 21% TVA comprise.

Bernard Löwenthal (Ecolo GCD) intervient :

Nous comprenons bien entendu l’importance d’avoir des chaudières modernes surtout qu’elles permettront une économie d’énergie de 30%. Mais est-ce que le futur du site dans son ensemble a bien été pris en compte avant de décider de cet investissement de 60.000 € ? En effet, plusieurs nouveaux bâtiments devraient être construits à proximité et pourraient faire l’objet d’un chauffage commun. La piscine devrait être couverte et donc nécessiter un chauffage beaucoup plus important. Le projet de club de tennis nécessitera lui-aussi un système adapté. Est-ce qu’il n’aurait donc pas été opportun de voir tout cela dans son ensemble avant de décider de remplacer les chaudières de la salle omnisports ?

Tous nos choix en termes d’énergie doivent être les plus adaptés possibles aux normes exigées et à nos engagements. Et donc, je pense qu’on doit se demander s’il y a réellement urgence ou si il ne serait pas mieux d’attendre en vue d’élaborer une solution globale pour l’ensemble du site en tenant compte de ses futurs aménagements et de ses nouveaux bâtiments.

Hector Tubiermont et Gérard Couronné soulignent le caractère urgent de ce remplacement et note que les projets cités sont encore loin d’aboutir. Toutefois, ils sont d’accord sur le principe d’y réfléchir plus globalement dans le futur.

Approuvé à l’unanimité

14. Travaux – Acquisition en l’absence de crédit budgétaire d’un épandeur de sel de déneigement – Prise d’acte et connaissance de la décision prise par le Collège communal et acceptation de la dépense.

Contexte : Il est proposé au Conseil communal de prendre acte et connaissance de la décision prise en urgence par le Collège communal en séance le 20 janvier 2021 à savoir de procéder en l’absence de crédit budgétaire à la passation d’un marché de fourniture pour l’acquisition d’un épandeur de sel de déneigement pour le service des travaux, de passer le marché par la procédure négociée sans publication préalable, de renoncer à l’appel à concurrence ainsi que d’en admettre la dépense en découlant.

Il s’agit d’un montant de 6.000 €.

Bernard Löwenthal (Ecolo GCD) intervient :

Nous comprenons bien sûr l’importance de déneiger surtout dans les conditions que nous avons connues il y a deux semaines. Mais nous sommes étonnés par l’urgence qui a justifié cet achat sans appel à concurrence.

Même si le réchauffement climatique est réel, l’hiver revient chaque année et il est normal d’être prêt à déneiger dès que c’est nécessaire. Est-ce que le matériel avait été vérifié avant ? Est-ce qu’on n’aurait pas pu détecter plus tôt les défauts de fonctionnement de cet épandeur ? Auquel cas, on aurait pu faire un appel à concurrence. Voire peut-être de le réparer si c’était possible ?

Gérard Couronné demande à Rembert Vandamme si le matériel avait été vérifié avant l’hiver. La réponse n’est pas claire. Mais une chose semble sure, l’appareil n’était pas réparable.

Notre groupe s’abstient car dossier rapide, incomplet et manque d’anticipation très certainement. Les autres approuvent.

15. Urbanisme – Patrimoine – Sentier n°67 à Bousval – Litige sur le tracé.

Contexte : Depuis de nombreuses années, il existe un désaccord sur le tracé officiel du sentier 67 à Bousval. Il est proposé au Conseil Communal de procéder à un bornage contradictoire sur base de l’article 32 du Décret voirie.

Voté à l’unanimité.

16. Urbanisme – Windvision – Autorisation d’ester en justice.

Contexte : Vu la demande de Permis Unique introduite le 29/05/2017 par WINDVISION BELGIUM S.A. et visant construction et l’exploitation de 6 éoliennes (3 sur Genappe et 3 sur Nivelles), la construction d’une cabine de tête (à Genappe), de chemins d’accès, et la pose de câbles électriques ;
Vu l’enquête publique, et à l’avis défavorable du Collège communal le 13/09/2017 ;
Vu le refus du permis par les Fonctionnaires technique et délégué le 7/12/2017 ;
Vu le recours de Windvision auprès du Gouvernement Wallon le 27 décembre 2017 ;
Vu l’octroi du permis par le Ministre Di Antonio le 3 avril 2018 ;
Vu le recours de la Ville de Genappe auprès du Conseil d’État le 11 avril 2018 ;
Vu l’annulation du permis par le Conseil d’État en date du 7 mai 2020 ;
Vu les compléments de dossier déposés par Windvision le 16 juillet 2020 ;
Vu le nouvel octroi par le GW (Ministres Borsu et Tellier) en date du 15 janvier 2021 ;

Considérant que l’étude sur le cadre éolien n’est pas terminée ;
Considérant que la zone d’implantation du projet Windvision ne fait pas partie des 3 zones prioritaires ciblées et retenues dans l’étude en cours sur le cadre éolien ;
Le Collège communal propose au Conseil communal de l’autoriser à ester en justice pour introduire un recours au Conseil d’État en annulation du permis unique octroyé en janvier au Promoteur WindVision pour l’installation de 6 éoliennes ( 3 à Genappe et 3 à Nivelles).

Gérard Couronné explique que le Collège a décidé de défendre les riverains car c’est le devoir de la ville de soutenir ses citoyens. C’est pourquoi, il a décidé d’introduire un recours au Conseil d’Etat, conjointement avec les riverains, étant donné que les réunions de concertation organisées entre Windvision et les riverains n’ont pas abouti.

Christine Gillain pour le groupe Ensemble s’interroge quant à la pertinence du recours: «  Votre recours est-il suffisamment motivé sur la forme ? » Elle souligne également qu’une telle démarche n’est pas gratuite et qu’à ce jour la commune a gaspillé beaucoup de temps. Elle répète «  Y -a t il matière à aller en recours ? », soulignant ainsi la faiblesse des arguments.
Toutefois elle rappelle que son groupe était favorable à cette étude du plan éolien local.
Elle souligne que si d’un côté WindVisioon propose 2 éoliennes citoyennes, ils ont aussi revendu « aux chinois » un de leurs parcs. Elle conclut en disant « recours ou pas recours, je dois m’abstenir, en tant que membre d’une coopérative citoyenne d’éoliennes. »  Raison pour laquelle selon nous elle aurait du voter elle aussi contre ce recours. En effet les 33% proposés par Windvision sont loin d’être négligeables en termes de participation.

Anne Beghin (Ecolo GCD) intervient : Comment osez-vous ? Comment est-ce possible ?

« Que les riverains adressent un recours c’est une chose.
Que notre commune continue elle aussi dans cette voie en est une toute autre.

Une nouvelle fois, vous osez nous demander notre accord pour soutenir un xième recours contre l’installation de 3 éoliennes sur notre territoire ;
Une nouvelle fois vous décidez d’aller à l’encontre du bon sens, de l’effort collectif exigé par le réchauffement climatique ;
Une nouvelle fois, vous écoutez les anti-éoliens et laissez de côté les pro-éoliens mais aussi tous les jeunes qui en 2019 ont crié leurs revendications aux décideurs de tous les niveaux de pouvoir;
Une nouvelle fois vous ne faites pas de l’intérêt commun une priorité politique ;
Une nouvelle fois vous décidez d’aller à l’encontre de vos engagements climatiques que toutes les forces politiques en place à Genappe ont voté à l’unanimité en 2016 ;
Alors, une nouvelle fois nous votons contre votre obstination.
Vous rejetez une des solutions clé et avec elle l’espoir que notre commune s’inscrive dans l’avenir et se montre solidaire des autres communes engagées, elles, contre le réchauffement climatique.

Vos deux arguments ne tiennent pas la route :

  • Vous dites que l’étude du cadre éolien communal n’est pas terminée, vous empêchant alors d’accepter le permis octroyé par la Région. Il faut se souvenir que cette dynamique a démarré il y a 3 ans déjà… et que tant de lenteur nous oblige à le souligner une fois encore. Quand cette étude prendra –t-elle réellement fin et surtout avec quelles conclusions ? En effet
    • Il n’y a aucune certitude que les études complémentaires du bureau SGS concluent dans la possibilité d’implanter des éoliennes dans les trois zones retenues par le Collège. (rappel :la 5/HLV et la 9/Lotissement 1815 et la 10/N25 Bousval)
    • On peut aussi douter des qualités de ces zones qui furent refusées par le Collège en 2013 pour des motifs corrects.
    • Un cadre éolien local n’est qu’indicatif, rien de plus. C’est la RW qui a la main et qui décide. Et à deux reprises déjà les ministres ont dit oui à WindVision.
    • Tout recours devant le Conseil d’Etat est long et coûteux pour toutes les parties. Les finances communales de Genappe ont déjà été suffisamment sollicitées par de tels recours.
  • Vous dites aussi que la zone de WindVision ne fait pas partie des trois zones ciblées.
    • Pareil argument est hypocrite. Vous avez décidé que les zones 3 et 6 (celles des 3 projets étudiés par les promoteurs actuellement en liste- WV – NewWind et EE.Genappe) ne devaient plus être étudiées par le bureau SGS car elles avaient déjà fait l’objet d’Études d’Incidences sur l’Environnement détaillées et probantes !
    • Ces 2 zones sont aptes à recevoir des éoliennes alors que les 3 que vous avez retenues sont incertaines.

Aujourd’hui vous n’avez donc aucun argument convaincants pour vous opposer à WindVision qui de son côté n’a cessé d’améliorer son dossier aujourd’hui en béton (aucune objection grave), se montre à l’écoute des riverains ( cfr les réunions et courriers récents) et enfin propose même une participation citoyenne de 33%.

Vous privez les citoyens de Genappe de cette opportunité unique, celle de bénéficier de retombées économiques par une participation financière dans une coopérative citoyenne.

Vous privez aussi notre commune de revenus annuels. Pour 3 éoliennes on parle de 37 500 euros / an.

Ainsi le temps passe… et tout est mis en œuvre pour qu’aucune éolienne ne soit jamais installée à Genappe. Et notre Plan Energie Climat coule peu à peu. L’objectif des 40% de réduction des GES ne sera jamais atteint d’ici 2030. Car une de ses orientations (le développement des énergies renouvelables dont 6 à 7 éoliennes sur notre territoire) est réduite à néant.

En conclusion, on peut se tromper et reconnaître que l’on s’est trompé.

On peut aussi ne pas le reconnaître au risque de s’enliser.

Vous vous enlisez et prenez seuls le risque d’être qualifiés d’irresponsables par notre groupe mais également par toute une partie de la population, des citoyens convaincus ou des citoyens qui, au fil du temps, ont changé d’avis sur les décisions politiques à prendre dans pareille matière. »

Tiffany Fevery (PluS) annonce de manière péremptoire qu’elle soutient la démarche de la commune car on ne peut pas faire de l’argent sur ce projet privé au détriment du reste.

Vincent Girboux lance une attaque frontale envers notre groupe en parlant d’hypocrisie, de faux semblant quand il s’agit d’intelligence collective, que la ville a prévu 2 millions d’investissement pour contrer les effets des changements climatiques, que le projet des éoliennes n’est qu’un symbole politique pour les Ecolos,…

Il tente de faire croire à l’assemblée que notre groupe affirme que l’implantation de 6 éoliennes va résoudre les problèmes du réchauffement climatique. Anne Beghin souligne alors que cette façon de détourner ses propos est désagréable et scandaleuse, que jamais elle n’a dit ou fait croire à qui que ce soit cela mais bien que l’implantation d’éoliennes est un des axes de notre « pack climatiques et de nos engagements.

Le collège a démontré ici sa mauvaise foi dans ce dossier et son clientélisme au détriment de l’intérêt commun, de l’ensemble de la population et de ses engagements contre le réchauffement climatique.

Retrouvez plus d’informations sur ce point dans l’article sur notre site : EOLIEN à Genappe : De recours en recours, les engagements climatiques boycottés | Ecolo – Genappe – Créons Demain

Approuvé par MR/CDH et PluS, abstention d’Ensemble, Ecolo GCD vote contre.

17. Secrétariat communal – Communications du Collège communal.

Carine Meessens : approbation de l’abrogation du SOL de la Sucrerie.

Vincent Girboux : Bilan des autos électriques : 80h réservées pour le personnel de la ville, location en augmentation, extension de l’usage prévue pour d’autres services de la ville (cpas, centre culturel, le 38) pour qui une formation sera proposée.

Benoit Huts : Réseau éco-provinvicial. Des fiches actions seront réalisées pour soutenir ce projet provincial (subsides) Q.be

Carine Meessens : Dans le cadre du projet Mobilité, une journée événementielle sera organisée avec Provélo le 2 octobre pour clôturer la semaine.

Benoit Huts : Un relevé du petit patrimoine (260) de la commune a été réalisé et des subsides (8851€) vont être octroyé à la commune afin de réaliser un logiciel.
Organisation en collaboration avec les bibliothèques du BW des ‘Nuits d’encre’ (contes pour enfants et balade sensorielle pour les adultes) du 15 au 31 mars.
Action ‘crèches zéro déchet’ en collaboration avec Good Planet. Budget 9000€.

Stéphanie Bury : Actions soutien scolaire

18. Secrétariat communal – Divers.

Tiffany Fevery (PluS) :

  • Quand est-ce que les travaux à la Galerie du meuble vont commencer ? Réponse : ils vont démarrer.
  • Où en est le projet sur le site du Palladium ? Réponse : Les travaux ont débuté pour la maison de repos et de soins (MRS) privée. Fin prévue en janvier 2023. Capacité de 116 lits et 16 résidences service.
  • Qu’en est-il de l’aménagement du rond-point des Quatre Bras ? Réponse : Il est reporté en 2024.
  • Que va devenir le bâtiment de Armonea/Résidence du Lothier qui a déménagé à Ottignies. Réponse : on ne sait pas, leur bail court jusqu’en juin 2023. La ministre Greoli a donné son accord pour une MRS de 120 lits, à l’initiative des communes de Villers-La-Ville, Lasne, Court St Etienne et Genappe. Aucune localisation n’est définie pour l’instant. A suivre et clarifier : le décret de financement.
  • Pouvez-vous nous décrire votre politique d’inclusion ? Réponse : Des actions sont poursuivies dans le cadre du soutien aux personnes handicapées.

Charlotte Laureys (Ecolo GCD) sur l’avenir des crèches communales : Lors d’un conseil communal précédent, Mme Bury a fait mention de la réforme que l’ONE a lancé concernant les milieux d’accueil de la petite enfance. Cette réforme étant en cours de réalisation, nous souhaiterions savoir comment celle-ci se met en place dans les différentes crèches communales ?

Stéphanie Bury explique les implications de la réforme de l’ONE concernant les milieux d’accueil (Milac 2019)

  • Pour les Mini-Pouces : Les heures d’ouverture devront s’élargir à 11h30/jour. Cela demandera l’engagement de personnel supplémentaire. Une ou deux places d’accueil seront réservées par l’ONE. L’application des nouvelles règles ne se fera pas en septembre car trop rapide pour l’ONE. L’application des ‘Participation Financière des Parents (PFP)’ et des subsides continuent.
  • Les P’tits bateaux devient crèche et non plus MCAE.(changement d’appellation) Il faudra agrandir les locaux (travaux en concertation avec l’ONE) car la capacité d’accueil doit augmenter par multiple de 7 enfants. Nous passons donc de 24 à 28 enfants, ce qui nécessitera aussi l’engagement de personnel. Les travaux seront finalisés durant l’été et le démarrage en septembre.
  • Service des Accueillantes est précarisé. Il devra être associé à une autre structure d’accueil.
  • Crèche Les Flibustiers : capacité de 14 enfants avec 4 équivalents TP prévus. Nous avons un projet de liaison de la cuisine en collaboration avec l’école de Bousval.
  • Notez que nous devrons revoir l’organisation des milieux d’accueil afin de respecter le projet d’accueil (selon l’approche Loczy). Des réunions d’équipe ont lieu 1X/mois.

Anne Beghin intervient sur la culture, la jeunesse et l’Horeca des secteurs entre détresse et espoir. Mais Gérard Couronné prend d’abord la parole pour donner son avis avant même qu’Anne puisse expliquer le point…

Par ce divers notre groupe souhaitait interpeller le niveau communal sur la détresse de 3 secteurs: La culture, la jeunesse et l’Horeca. 3 secteurs qui manifestent et demandent un assouplissement des mesures afin de pouvoir reprendre leurs activités…tout en respectant protocoles et gestes barrières.

« Ce samedi 20 février… dans de nombreux lieux publics belges, sur les ondes, les trottoirs, les balcons, les places, les murs, dans les rues et les quartiers, partout des citoyens, des artistes, des militants ont menés des actions pour un changement de position politique afin que la culture vivante puisse redémarrer et vite ; que ses acteurs puissent sortir de leur isolement. A Genappe, commune bénéficiant d’une forte identité culturelle et citoyenne, nous avons aussi assisté de 15 à 22h à une succession émouvante mais pleine d’espoir d’interventions d’artistes locaux.

Aujourd’hui, il y a urgence à défendre la culture comme bien commun. L’accès à la culture doit être défendu comme un droit fondamental au même titre que l’accès aux soins, à l’eau ou à l’éducation. Rappelons-nous qu’une partie importante du secteur culturel n’est pas subsidiée à 100% et a donc besoin de recettes propres pour survivre! Leurs subsides ne couvrent que leur frais fonctionnement!

Des rassemblements sont autorisés quotidiennement lorsqu’ils sont liés à des activités commerciales alors que les activités culturelles soumises à des protocoles stricts demeurent encore interdites.

C’est la survie d’un secteur et de ses professions, la santé mentale mais aussi la démocratie qui sont en jeu.

N’est-il pas urgent de soutenir au coude à coude nos artistes locaux et nos acteurs culturels. Mais aussi ceux de la jeunesse : Les jeunes doivent retrouver une vie sociale (AMO, MJ et mouvements de jeunesse). Et bien sûr l’Horeca dont les appels se multiplient. Notre commune est riche de ces 3 secteurs.

Le Comité de pilotage des 3 « sous-groupes relance » de notre commune pourrait-il dès sa réunion du 1er mars se positionner sur les appels à l’aide des secteurs concernés (Culture-Horeca-Jeunesse) …et anticiper un plan communal d’aide à leur « réouverture » d’autre part. »

 

NB : Le conseil communal s’est terminé avec 85 personnes à l’écoute via Facebook.

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