26 avril 2021

Opposition ferme aux conseils communaux en présentiel à Genappe

Ecolo Genappe #CréonsDemain dénonce la position autoritaire du président de séance et ne se présentera pas au conseil communal de ce mardi 27 avril.

Seule sa cheffe de groupe sera présente en début de conseil pour expliquer notre position et participer à un débat sur le sujet s’il a lieu.

Depuis le 23 mars dernier, dans le cadre de la gestion de la pandémie, il est (re)demandé fermement par le gouvernement de choisir le télétravail chaque fois que cela est possible.

L’organisation d’un conseil communal à distance est évidemment possible, il garantit bien sûr les échanges, permet les délibérations et votes.

Non seulement les sociétés, les entreprises, les associations, les étudiants et les travailleurs s’accommodent depuis des mois de cette réalité… Mais aujourd’hui aussi ce sont toutes les communes du Brabant wallon qui sont passées – parfois depuis un an – à cette organisation des conseils en vidéoconférence. Pour Nivelles-Genappe, le conseil de police se fait en vidéoconférence, il en est de même pour beaucoup de commissions ou Groupe de travail.

Alors qu’est-ce qui coince ?

Un mois de blocage

Cela fait un mois que notre formation politique demande d’organiser à Genappe également les conseils communaux et du CPAS à distance.

En effet il s’agit de montrer en tant qu’élus l’exemple et de témoigner notre solidarité à tous ceux et celles qui se voient imposer le télétravail sous peine de sanction. Solidarité aussi envers ces secteurs professionnels qui se voient verbalisés dès le moment où ils ouvrent les portes de leur établissement au public.

C’est ainsi qu’à Genappe le directeur du Monty lors d’un événement de soutien à la culture s’est vu verbalisé et sanctionné alors qu’il organisait en intérieur un événement parfaitement « covid-safe », avec 15 personnes pendant 1/2h dans un espace de 300 m2.

Autre exemple, plus récent encore et démontrant une incohérence majeure, le collège a vivement recommandé aux Amis de Bousval de ne pas organiser leur traditionnel échange de plantes, activité se tenant pourtant en extérieur !

Et pendant ce temps, d’autorité, sans qu’il n’y ai jamais eu échanges, débats ou vote, le président du conseil de notre commune continue obstinément à organiser le conseil communal en intérieur. Pourquoi nous autorisons-nous à nous rencontrer à 26 personnes à l’intérieur ? Cela relèverait-il d’une forme de privilège ? D’un rapport de force inutile ?

« Il s’agit d’une position autoritaire, la vôtre monsieur le président, que vous imposez à tout le monde. »

Les arguments justifiant cette position relèvent de la sécurité, du confort et de la facilité.
Et, c’est exactement là où il ne fallait pas situer le débat.
Exactement là où il faut montrer l’exemple.

Tout le monde s’accorde pour le dire, au terme d’une année, le travail en vidéoconférence est ressenti comme inconfortable. Cela n’empêche qu’il reste nécessaire, exigé et, majoritairement respecté par la population.

« Sauf par vous monsieur Couronné. »

Une position inquiétante

Que dit alors pareille obstination ?
Elle dit peut-être une forme d’orgueil ; elle traduit certainement une non-écoute ; elle exprime enfin un déni de la réalité. Ou plus simplement s’agit-il d’une difficulté à utiliser les outils informatiques ?
Ainsi nous sommes inquiets de constater que cette obstination en dit long.
Inquiets de constater que pareille attitude positionne le bourgmestre hors réalité et hors écoute, là où depuis son poste, et de bourgmestre et de président de séance, il devrait être bien ancré dans la réalité et dans l’écoute de toutes et tous.

D’autorité en définitive le collège confisque aussi la parole des uns et des autres.
D’autorité, et le bourgmestre est le seul responsable de cet état de fait, le collège confisque la ville de Genappe de démocratie.
Le conseil est privé des remarques, des conseils, des critiques, des suggestions et interpellations des élu.e.s de l’opposition.

Il est possible que cette confiscation de la parole de l’autre les arrange… Si telle est leur position, notre groupe est alors très inquiet.

Nous osons toutefois encore croire et espérer à un changement de position serein.
Nous avons chacun et chacune le droit de nous tromper, le droit aussi de changer d’avis.

Nous demandons le débat et un vote

Nous demandons au collège de revoir sa position, d’entendre celle de l’opposition mais d’entendre aussi les avis au sein de son propre groupe afin que Genappe rejoigne les communes qui sont passées à cette organisation responsable et solidaire de leurs conseils.

Nous ne voulons plus de Genappe, dernier bastion de l’immobilisme.

C’est tout le collège que les mandataires d’Ecolo Genappe #CréonsDemain invitent à prendre ses responsabilités mais aussi l’ensemble des conseillers car selon un décret du 1er avril dernier si nous sommes un tiers à demander officiellement le conseil en vidéoconférence il doit être organisé de la sorte. Ainsi nous proposons d’organiser un vote. Dès le moment où 9 membres seront demandeurs le conseil devra se tenir à distance et ce jusqu’à un assouplissement réel des mesures gouvernementales.

 

Anne Beghin
Chef de groupe
0478 36 54 69

X