Rentrée scolaire 2013 : Les 5 "Peut mieux faire" de l’enseignement communal à Genappe

Derrière chaque élève, il y a un enfant en devenir… mais trop souvent aussi un enfant en souffrance, en difficulté voire en échec. Septembre 2013, comme chaque année, c’est la rentrée des classes. Au niveau des écoles communales de notre entité, cela représente la rentrée de quelque 750 enfants pour les sections primaires et maternelles, au sein de 6 établissements scolaires. A ces enfants s’ajoutent tous ceux des écoles du réseau libre. Bref ce sont plus de 1000 enfants qui démarrent leur année scolaire sur la commune. 1000 élèves pour lesquels il faut investir. Si l’enseignement n’est certes pas une compétence communale il est évident qu’au niveau local des initiatives peuvent être prises et encouragées.

En cette rentrée, Ecolo Genappe souligne 5 points sur lesquels la ville, Pouvoir Organisateur des écoles, doit se pencher sérieusement.

Publié le vendredi 6 septembre 2013

1. Avoir une réflexion en profondeur sur les chiffres de la réussite au CEB et sur ce qu’ils cachent. Chacun a pu entendre les nombreuses critiques à l’égard du CEB (Certificat d’Etude de Base)…et chacun peut s’interroger sur ce que cachent les chiffres (Plus de 95% de réussite en Fédération Wallonie-Bruxelles). La réalité est bien plus triste et désolante. Parmi les enfants de 6ème primaire de notre réseau officiel, combien d’enfants ont réussi leur CEB avec moins de 70% ? Combien l’ont réussi avec moins de 60 % ? Combien enfin l’ont réussi en flirtant avec les 50 % ?sont des questions qu’il faudrait se poser. Car la majorité de ces enfants, dès leur entrée en première secondaire, vont éprouver des difficultés, parfois insurmontables sans aide extérieure.

2. Offrir un réel soutien scolaire aux enfants en difficulté et en échec. A l’instar de certaines communes du Brabant wallon comme Ottignies-Louvain-La-Neuve et Braine-L’Alleud, la ville de Genappe soutient insuffisamment la remédiation scolaire mise en place sur sa commune. En effet L’AMO A l’Uche organise un atelier de la réussite scolaire qui prend en charge une quinzaine d’enfants et adolescents en difficultés, deux fois par semaine et ce dans des locaux mis à leur disposition par la commune au centre de la ville (Site de l’Espace 2000). Une école de devoirs gérée par des bénévoles, trois après-midis par semaine dans les locaux du Centre culturel, prend en charge une dizaine d’enfants…. Au total ce sont donc moins de 30 enfants, du centre de Genappe prioritairement, qui bénéficieraient de soutien scolaire régulier. C’est insuffisant. Chaque implantation scolaire pourrait aussi en son sein organiser une école de devoirs ou au minimum optimaliser les services d’études dirigées avec l’aide de la commune.

3. Optimaliser le soutien aux équipes éducatives en place. Les professeurs si souvent stigmatisés et souvent fort isolés…sont-ils suffisamment soutenus et encadrés ? Qu’en est-il des nouveaux arrivés ? Comment se sentent les jeunes instituteurs (trices) qui débutent leur carrière ? En Fédération Wallonie Bruxelles le nombre d’enseignants qui quittent l’enseignement après moins de 5 ans d’ancienneté par découragement est interpellant. Ne faut-il pas soutenir davantage nos instituteurs (trices), en créant des réseaux d’échanges de savoirs, une solidarité, des groupes de parole ? etc. Qu’en est-il plus particulièrement du soutien apporté aux institutrices néerlandophones dans la cadre du projet en immersion ? 5 institutrices néerlandophones, en l’espace de 5 ans, ont quitté le projet. Parmi celles-ci, 2 au moins au démissioné.Pourquoi ? Difficile de croire que ce soit induit uniquement par un salaire moins attractif en Wallonie qu’en Flandre.

4. Dynamiser la solidarité, la démocratie et la citoyenneté au sein des écoles. Dès leur plus jeune âge il est important d’initier les enfants à ces valeurs, de leur donner la possibilité de s’exprimer sur les questions qui les concernent. Grandir et devenir un citoyen responsable, cela s’apprend. Le décret Citoyenneté doit être appliqué dans chacune des implantations ce qui se traduit notamment par la mise en place d’un conseil d’école régulier. Et ce dans chaque implantation.

5. Améliorer le bien-être de tous les acteurs au sein de l’école. Le bien être à l’école est une des conditions de l’épanouissement de chacun, de la motivation et de la réussite. Optimalisons le bien être à l’école de tous ses acteurs (professeurs, directions, animateurs de l’accueil Extra-scolaire, parents, enfants). ..Notamment autour de projets d’école motivants parce que pensés, imaginés, mis en place ensemble dans des conseils de participation dynamiques. Améliorer le bien-être à l’école c’est aussi garantir des cantines de qualité (avec des produits issus de l’agriculture locale et/ou bio) ; une clarification et une diminution des coûts scolaires ; un accueil extra-scolaire de qualité pour tous les enfants de toutes les écoles communales. A ce niveau, pourquoi l’accueil de l’ISBW (Intercommunale sociale du Brabant wallon) est-il proposé uniquement dans une des implantations communales ? Pourquoi tous les enfants de Genappe ne peuvent-ils pas bénéficier de cet accueil de qualité ? Pour Ecolo Genappe cette réalité est source de discrimination.

Faisons, ensemble, de Genappe une vraie commune du bien-être et de la réussite scolaires des enfants et des jeunes. Espérons que la rentrée prochaine, celle de 2014…soit une rentrée plus forte, avec des initiatives, des innovations. Au profit des enfants d’abord, de tous les acteurs de terrain ensuite.

Anne Beghin Conseillère communale Ecolo

L’école, investissement indispensable et durable. Assurément.
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L’école, un investissement

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