Le tir aux Clays des Bruyères

Notre position concernant la demande de révision des conditions du permis d’environnement

Publié le samedi 25 mars 2017

Ecolo Genappe s’oppose fermement à la révision des conditions du permis d’environnement du stand de Tir aux Clays des Bruyères situé à Vieux Genappe. Et cela pour deux raisons.

1. Demande d’extension des heures d’ouverture (extension des heures de tir le mercredi et le samedi).

Si les responsables expliquent que les changements horaires n’augmenteront pas la gêne perçue car il y aura un étalement des tirs, cela est une argumentation subjective.

Il y aura bien une pollution sonore plus longue, plus étalée dans le temps. Même si on peut imaginer qu’elle sera moins intense, du moins dans un premier temps, ce n’est pas pour autant que cela n’est pas gênant… Par ailleurs rien ne nous garantit qu’il n’y aura pas en raison de ces changements horaires d’avantage de cours, d’écolage, d’entrainement voire aussi davantage de membres attirés par ces horaires plus flexibles… Au-delà de la pollution sonore, c’est aussi une pollution induite par une mobilité accrue qu’Ecolo refuse. Les responsables citent dans le dossier une quarantaine de voitures supplémentaires par semaine.

Enfin, une extension des heures d’ouverture veut dire aussi une augmentation proportionnée de la pollution des sols engendrés par cette activité.

2. La protection des sols.

Nous craignons une pollution du sol par le plomb même si les demandeurs estiment qu’il n’y a pas lieu de craindre réellement une telle pollution. Le Club de Tir souligne, par le biais d’une étude de 2013, l’absence de dépassement des seuils en plomb. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de pollution. Le Club de Tir aux Clays dit faire appel à une société qui s’occupe de récolter mécaniquement les plombs et résidus de plombs… Mais est-ce réellement efficace ? A quelle fréquence le font-ils ? Et pourquoi faut-il récupérer du plomb, est-ce que l’utilisation du plomb n’avait pas été interdite par le permis précédent ?

Et nous pensons que ce n’est pas la seule pollution du sol générée par cette activité. En effet, la pollution est aussi liée aux déchets de clays et pas seulement au plomb.

Les responsables du club demandent de supprimer l’exigence de bâchage datant de 2010 lorsqu’un permis leur a été délivré pour le maintien de leur activité. Permis délivré sous condition de bâchage notamment. Ils estiment qu’il n’est plus utile de bâcher les sols et talus pour récupérer les déchets de clays et le plomb.

Ecolo Genappe s’oppose à cette demande d’assouplissement en matière de protection des sols. En effet le bâchage s’il est bien géré (éviter les trous, déchirures, etc.) est certes plus efficace que le ramassage ponctuel des plombs. Le bâchage assure la protection du sol que le ramassage mécanique ne garantit pas autant.

En conclusion, Ecolo Genappe estime que le Club des Bruyères minimise les nuisances sonores et environnementales générés par leur activité. Elles nous paraissent largement sous-estimées. De toute évidence, les responsables ne respectent pas les conditions qui leur ont été soumises en 2010.

Le permis avait été assorti d’une série de conditions édictées par le Ministre Henry… Un permis, cela se respecte. Les alternatives à la protection des sols proposées par les responsables du club ne sont pas convaincantes. Enfin, il semblerait qu’une autre condition ne soit pas respectée non plus, à savoir l’interdiction d’utiliser des munitions à plomb (sauf dans le cadre des compétitions) !