Genappe ou le pied de nez aux études urbanistiques

Publié le mardi 24 décembre 2013

Le conseil communal de Genappe du 29 octobre a voté un budget de 233. 888,96€ pour le déplacement du ballodrome (stade de balle pelote) actuellement situé place de la gare à Genappe entre le parking du Carrefour market et la place de la gare. A priori, nous ne sommes pas opposés au déplacement du ballodrome, mais certainement pas à cet endroit là. L’implantation est en complète contradiction avec les études d’ABR commandée par la région wallonne sur le projet d’urbanisation du site de la sucrerie, le Plan Communal de mobilité, la notion de noyaux d’habitat et les réflexions des ateliers du Contrat d’Avenir Local. En principe, cette zone est réservée à l’habitat en préservant une « coulée verte » autour du Ravel, du parc de la Dyle jusqu’à la Réserve naturelle L’implantation choisie qui empiète sur le Ravel créera un effet désastreux d’une urbanisation complètement bétonnée d’un espace gigantesque consacré à la voiture puisque la nouvelle zone sera en fait 340 jours par an …un parking, s’ajoutant aux parkings existant du Carrefour Market et de la place de la gare. Une horreur esthétique à l’une des entrées principales de Genappe. De plus, la liaison naturelle entre les nouveaux quartiers de la sucrerie et le centre de Genappe sera irrémédiablement condamnée. Et finalement, ce sont les commerces du centre ville qui en souffriront. Une véritable aberration urbanistique ! Le comptage des auteurs de projet du plan communal de mobilité démontre qu’il y a suffisamment de parkings actuellement. Le bourgmestre le conteste en toute mauvaise foi. Il ne tient aucun compte d’études couteuses faites par des spécialistes de l’urbanisme. Et bien entendu, la commission communale d’aménagement du territoire (CCATM) n’est pas et ne sera pas consultée. Nous nous étonnons de plus du budget important consacré à cet aménagement alors qu’à ce jour, il n’y a aucune promesse de subsides et qu’aucun accord avec Infrabel (le propriétaire du terrain) n’est intervenu. Nous avons en vain soutenu ces arguments lors du conseil communal en soulignant également que la dépense somptuaire au profit d’un sport hypothéquait des réalisations bien plus urgentes de locaux tels qu’une salle de spectacles et de locaux pour la jeunesse.

En conclusion, Gérard Couronné, à défaut d’avoir l’humilité d’écouter les experts et d’avoir une vision pour la mobilité à Genappe, décide de transformer la commune en un parking géant.