Enseignement à Genappe...

Deux pas en avant, quinze en arrière !

Publié le mardi 3 novembre 2015

Alors qu’en séance du conseil communal du 27 octobre 2015 Ecolo souligne le mauvais fonctionnement de la Commission Enseignement (lenteur, agenda désorganisé, manque de réunions et manque de vision) ;

Alors que cette commission initiée par le groupe Ecolo et portée en conseil par l’ensemble de l’opposition, a été votée à l’unanimité en mars 2014 ;

Alors que l’ultime objectif de la commission est de penser l’école de notre commune au sens large, de la penser aujourd’hui et pour demain sur des enjeux aussi fondamentaux que la gestion des nouvelles difficultés d’apprentissages, la lutte contre l’échec scolaire, la programmation des classes de dépaysement, l’introduction du numérique dans les écoles, l’amélioration du bien-être à l’école, le soutien aux équipes en place, etc… ;

La ville de Genappe est sur le point de faire marche arrière.

En fait il n’y a sans doute jamais eu de volonté ni d’ambition sur la question scolaire. A « faire comme toujours et comme avant », on ne prend pas de risque. Mais surtout on affiche un manque d’audace.

D’ici peu, à Genappe, on risque de se priver d’un espace de discussion, de débat et de propositions sur les enjeux de l’école.

Le Collège n’a pas eu le courage ou le respect de répondre aux interpellations d’Ecolo, interpellations cependant envoyées deux semaines en amont du conseil et nécessitant des réponses claires. Ce n’est pas le temps qui leur a manqué.

Au niveau de l’opposition notons que le CdH s’est illustré au travers de son conseiller Gérard Bougniart en faveur de cette position de recul de la majorité. Se désolidarisant de l’opposition, il a dans une longue logorrhée essayé de démontrer l’inutilité de la commission et son double emploi. Il arriverait à convaincre les non initiés en la matière par ses propos erronés. Félicité par le président pour son « magnifique plaidoyer » ce dernier prouve ici son incohérence : il ne croit pas en la pertinence d’une commission qu’il a lui-même votée et confiée à l’échevine de l’enseignement.

Au regard de certains enjeux forts et tournés vers l’avenir il faudrait ouvrir la commission à des experts, des spécialistes, des citoyens passionnés par l’école et l’éducation… plutôt que d’envisager sa triste fin.

Plutôt aussi que de forcer les directrices des écoles communales surchargées à participer à cette commission et, à l’instar d’autres commissions, ouvrons la largement. Par respect de l’ensemble des acteurs scolaires.

Mais Genappe a-t-elle jamais montré l’exemple en termes de politiques participatives ?