BUDGET ET PROGRAMME 2017 DU CPAS DE GENAPPE

LA POSITION D’ECOLO GENAPPE

Publié le jeudi 8 décembre 2016

Ecolo félicite la présidence actuelle pour les efforts consentis dans les domaines de l’emploi, des économies d’énergies, de la lutte contre la pauvreté infantile ainsi que pour ses efforts en vue de rénover ou de créer plus de logements destinés aux précarisés et personnes âgées.

Mais nous sommes loin de ce qui serait nécessaire, ce que nous rappelons régulièrement en conseil communal. Les intentions du CPAS sont contrecarrées par la Ville, à cause de son manque de vision en matière de revitalisation du centre notamment : l’îlot Mintens est un exemple de lenteur et de négligence coupable, lourde de conséquences en termes de logements mais aussi d’activité économique. Faute d’un projet pour ce quartier, le CPAS doit reporter des travaux de rénovation de logements qui lui appartiennent, y compris de ses acquisitions récentes.

Enfin le point le plus sensible reste pour nous la politique des aînés, malmenée alors qu’elle devrait faire l’objet de toutes nos attentions ; il y a bien des actions mais elles sont cosmétiques et financièrement indolores. L’axe 4 "Vieillissement" qui nous est présenté dans le programme 2017 est muet à propos du travail effectué par le comité qui s’est penché depuis 3 ans sur la création éventuelle d’une MRS. A l’évidence il ne s’agit pas ou plus d’une priorité, pour autant que ça ne l’ait jamais été : ce ne sont pas les quelques rencontres, fussent-elles fructueuses, qui nous en convaincront.

Le manque de suivi et de régularité de cette démarche nous font penser qu’il n’y a pas de volonté réelle d’aboutir : la Ville se retranche derrière d’éventuelles perspectives de projets privés et à très long terme. Cette attitude est assez malhonnête vis à vis de la population : tout en prétendant réfléchir depuis plusieurs législatures à un projet de Maison de Repos et de Soins porté par le CPAS, la Ville ne prend aucune décision officielle.

Le budget 2017 est cependant moins hypocrite que les précédents puisque le poste relatif aux études préliminaires d’une MRS a été mis à zéro € (précédemment provisionné à hauteur de 100.000,-€). Or la dette du CPAS est très faible, et des investissements à long terme pourraient aisément bénéficier de financements d’origines diverses, y compris PPP et pourquoi pas une participation citoyenne, sans mettre en danger l’institution. Car les preuves de bonne gestion de notre CPAS depuis quelques années devraient pourtant rassurer l’autorité communale sur la capacité de l’institution à mener à bien un tel projet.

Au lieu de cela nous sommes en face d’une gestion timorée et sans ambition imposée par l’autorité de tutelle, c’est-à-dire le Collège. Or gouverner c’est prévoir, et prévoir c’est aussi sortir des sentiers battus et prendre des risques mesurés.