AMENAGEMENT DU TERRITOIRE – MOBILITE – TRAVAUX PUBLICS – URBANISME - LOGEMENT

chapeau Nous avons élaboré notre programme à travers nos "mises au vert" entre membres et sympahisants, nos réunions de locale, notre blog interne participatif, nos échanges avec des associations locales, des professionnels, des agriculteurs, des bureaux d'architecture et d'urbanisme, et des particuliers.
C'est maintenant à vous d'y apporter vos remarques et commentaires, nous y serons très attentifs.
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Publié le lundi 20 août 2012
amenagement territoire Constats
  • Genappe, c'est huit villages (Loupoigne, Baisy-Thy, Bousval, Houtain-Le-Val, Glabais, Genappe, Vieux-Genappe, Ways), de nombreux hameaux, et un territoire de  plus de 90km2;
  • avant la fusion, Genappe, avec ses 57 ha, était la plus petite commune de Belgique !
  • à l'évidence, Genappe n'a pas réussi à gérer son extension géographique ni démographique, car rien n'est anticipé (logement, écoles, mobilité, urbanisme,…);
  • sans politique ni projet à long terme -la majorité actuelle laissant le champ parfaitement libre aux promoteurs- le territoire est condamné à se banaliser, la mobilité à se transformer en… immobilité (un des problèmes du brabant wallon avec le "tout pour la voiture"), le centre de Genappe à devenir une banlieue, à se vider de ses commerces et à se paupériser, le patrimoine à se dégrader, etc.;
  • la politique de rénovation urbaine est mort-née, le budget alloué est ridicule et ne permet pas de sauvegarder ce qui doit l'être;
  • la mixité sociale est combattue quasi ouvertement, le quota de logements sociaux n'atteint que la moitié des 10% obligatoires;
  • l'urbanisme est un des échecs majeurs de la majorité MR (voir les aménagements du centre de Genappe et les immeubles à l'abandon), et un des gros chantiers des prochaines années. Tout reste à faire, il y a urgence.
Objectifs
  • lutter contre la périurbanisation;
  • Respect du CWATUP et son art 1er : utilisation parcimonieuse du sol et des ressources pour tout projet, tant public que privé. Face à une démographie galopante (7 milliards en 2011 – 9 en 2050) il faut stopper l’urbanisation au détriment des zones agricoles, qui doivent être sauvegardées pour les cultures de l’avenir. Cela revient à mettre fin à la périurbanisation et à recentrer l’habitat autour de noyaux, définis récemment en CCATM par deux fiches dans le cadre d’une circulaire du ministre Nollet souhaitant la définition des centres de densité dans chaque commune.
  • intégrer le défi de la biodiversité;
  • garantir un milieu de vie de qualité;
  • assurer la perméabilité des sols, replanter des haies (qui sont également des "corridors écologiques") et recréer des fossés pour lutter contre les inondations;
  • corriger les erreurs du Plan de secteur;
  • proposer un logement de qualité pour tous à un prix raisonnable;
  • agir sur les biens abandonnés ou inoccupés;
  • prendre en compte la dimension écologique dans la réalisation, la rénovation et la gestion des logements publics (matériaux durables, performances énergétiques élevées);
  • assurer une meilleure densité des nouveaux bâtiments;
  • adpter une fiscalité immobilière plus juste;
  • création d'une MRS, de crèches, d'infrastructures sportives et culturelles
Moyens
  • recentrer et densifier l'habitat dans des noyaux permettant une mobilité douce autour des noyaux naturels (places communales, zones commerciales), une offre de transport public et l'accès aux services et commerces de base;
  • intégrer le défi et la lutte contre les changements climatiques, en particulier dans les aspects mobilité et énergie de l'aménagement du territoire tant dans les documents de planification (schéma de structure, PCDR..) que dans les règlements d'urbanisme;
  • permis d'urbanisme et de lotir (en particulier pour les immeubles à appartements) imposant des conditions de performance énergétique plus ambitieuses que le minimum légal;
  • intégrer les mesures reprises dans le plan "Pluies" en vue de lutter contre l'imperméabilité des sols;
  • prendre en compte dans le schéma de structure et le PCDR du réseau écologique et des sites de grand intérêt biologique;
  • aménager les abords des bâtiments communaux en fonction de la biodiversité en instaurant un coefficient de biotope naturel par surface construite;
  • pratiquer la gestion différenciée des espaces de plantation (rond points notamment);
  • promouvoir une architecture créative pour les bâtiments et les espaces publics en ayant recours notamment à des concours d'architecture;
  • intégrer les principes du développement durable dans les projets initiés par les pouvoirs publics;
  • adopter la norme "bâtiment passif" pour les nouveaux bâtiments et la norme "basse énergie" pour la rénovation, opter pour les éco-matériaux;
  • mieux utiliser les espaces publics en leur donnant une vocation sociale (lieux de rencontre, espace favorable à la biodiversité, potagers partagés, plaine de jeux, espaces sports);
  • verdurisation des quartiers et voieries;
  • veiller à la qualité des aménagements d'espaces publics par le mobilier, le choix des matériaux, la protection des usagers lents et des PMR;
  • imposer la création d'espaces verts, de plantations dans les charges d'urbanisme des nouveaux projets d'urbanisation;
  • limiter la pression publicitaire mais développer et renforcer l'information publique;
  • protéger et promouvoir les monuments et sites de la commune;
  • implanter des œuvres d'art dans les espaces publics;
  • assurer une perméabilité maximale des parcelles nouvellement bâties, des espaces publics, parkings, créer des trottoirs semi drainants;
  • promouvoir les toitures vertes;
  • respecter les cartes d'aléa d'inondation lors de la délivrance des permis;
  • (plan de secteur) modifier l'affectation des zones mal situées par rapport aux noyaux d'habitat et ainsi actualiser le plan de secteur sur base d'une vision de développement durable;
  • réaliser l'objectif de 10% de logements publics sur le territoire de la commune pour 2020;
  • utiliser systématiquement les plans d'ancrage communaux;
  • soutenir les initiatives d'habitats groupés (colocation, Andromède, …) ou intergénérationnel (Kangourou);
  • favoriser les PPP pour accroitre le nombre de logements publics;
  • développer les "community land and trust";
  • relancer un projet d'AIS;
  • favoriser les logements avec équipements collectifs (buanderies, garages et des espaces collectifs d'aires de jeux;
  • augmenter la maîtrise foncière de la commune par la création d'une régie foncière dynamique en partenariat avec le CPAS;
  • aménager les abords et les lieus communs pour favoriser la convivialité et la sécurité des habitants;
  • réaliser un inventaire des lieus inoccupés ou abandonnés et mettre en œuvre les sanctions en cas d'immeubles inoccupés, mais surtout des plans d'occupation de ces lieux;
  • prendre en gestion publique les immeubles inoccupés;
  • instaurer une prime à la réhabilitation des logements inoccupés au-dessus des commerces et à la réalisation d'accès séparés;
  • favoriser les logements compacts et concevoir des logements modulables;
  • ristourner les additionnels communaux au précompte immobilier pour les ménages primo accédants aux revenus modestes durant les 5 années suivant l'acquisition du logement;
  • inscrire en préalable au Schéma de Structure la fin de la périurbanisation et le compléter par un Règlement Communal d’Urbanisme;
  • favoriser des concours d’architecture sur base d’objectifs précis pour tout projet majeur;
  • (réaffectation du site de la sucrerie – densification du parking Beghin et des nombreux îlots au centre de Genappe);
  • mettre en œuvre les ZACC situées à proximité des centres urbains et favoriser leurs accès à la mobilité douce (piéton, vélo );
  • créer une régie foncière dynamique (lutter contre les immeubles vides – reconvertir en logements les étages des commerces en centre ville – déconstruction/reconstruction d’une ville sur la ville – rehausser les bâtiments existants, réaffecter certains bâtiments (églises, publics, … );
  • investir davantage dans les logements publics à loyers modérés et sociaux;
  • garantir des loyers modérés pour les locataires soucieux d’investir dans la commune (leur préservant une possibilité d’épargne dans ce but );
  • renforcer le pouvoir de la CCATM (présidence, membres, prérogatives, initiatives);
  • conditionner toute location d’une maison à une visite des lieux par un service d’hygiène et d’incendie et discuter des baux avec les propriétaires sur base d’un cadastre des biens loués à Genappe;
  • plan de signalétique urbaine, culturelle, touristique (subsides, sponsoring, etc.) créer identité visuelle et la décliner: orientation, amélioration tourisme et accueil, mobilité, etc.


  • AMENAGEMENT DU TERRITOIRE – MOBILITE – TRAVAUX PUBLICS – URBANISME - LOGEMENT
    Le 3 octobre 2012, par Locale de Genappe

    Madame, Monsieur,

    Après avoir consulté l’État des lieux du Plan communal de mobilité
    de Genappe, je m’étonne de ne pas vraiment trouver de projet visant à
    développer les transports en commun entre les villages de l’entité de
    Genappe et Louvain-la-Neuve, pôle d’attraction essentiel que ce soit
    pour les loisirs, l’emploi ou la scolarité.

    Personnellement, j’habite dans le quartier du Sclage à Bousval et
    rejoindre Louvain-la-Neuve en transport en commun relève de l’épopée
    (vélo jusqu’à un arrêt du bus 19, à laisser Dieu sait où, bus
    jusqu’à la gare d’Ottignies où il faut ensuite changer de bus ou
    prendre un train. Bref,nous avons préféré acheter une deuxième voiture
    pour aller travailler à Louvain-la-Neuve et y déposer notre enfant à la
    crèche.)

    Le développement de la mobilité et le renforcement des cœurs de
    villages figurant au programme du parti Ecolo, je me demandais si vous
    étiez sensible à ce problème des liaisons entre les villages de Genappe
    et Louvain-la-Neuve en particulier.

    Cordialement,

    Céline Cheval

       
    • AMENAGEMENT DU TERRITOIRE – MOBILITE – TRAVAUX PUBLICS – URBANISME - LOGEMENT
      3 octobre 2012, par
      Locale de Genappe

      Bonjour,
      Nous vous remercions pour votre question. En effet, comme l’indique notre slogan général (Avec vous), nous souhaitons un véritable dialogue constant avec tout un chacun afin de faire émerger les meilleures solutions pour la commune. Naturellement, cette intention ne peut se concrétiser que si des habitants s’impliquent, s’intéressent à leur commune et à leur province.

      Avant de répondre à votre question, je veux simplement vous signaler qu’aujourd’hui, pour les trajets domicile-travail, la ligne 19 offre certaines correspondances intéressantes avec des lignes de bus vers LLN. Elles ne sont pas plus rapides que le train mais elles permettent une correspondance plus aisée (moins de marche à pied,etc... A certaines heures les bus assurant la ligne 19 continue même jusque LLN comme service de la ligne 11 et 20 et un coût moindre.
      Cela n’empêche, rejoindre Louvain-la-Neuve en transport en commun depuis la commune de Genappe n’est généralement pas du tout évident. Effectivement, nous avons des idées par rapport à cette question même si cela ne relève directement ni du niveau communal, ni du niveau provincial.
      Voici quatre grandes idées par rapport au point que vous soulevez :
      1) Instaurer des parkings vélo aux arrêts de bus. Pas forcément à tous les arrêts, mais pour des personnes habitants entre 1 à 5 km de la ligne, il faut qu’elles aient la possibilité d’arriver à l’arrêt le plus proche, d’y déposer leur vélo de manière sûre (un endroit où il y a moyen de le cadenasser efficacement) et protégé des intempéries (freins et dérailleurs n’apprécient que modérément l’exposition prolongée à la pluie) Les distances sont données à titre indicatif. Il faudra les préciser mais l’idée est bien de cibler ceux pour qui la distance est trop importante que pour être parcourue à pied mais assez faible que pour être raisonnablement parcourue à vélo. Sur ce point, le pouvoir communal est parfaitement compétent.
      2) Le TEC n’est assurément pas une compétence communale contrairement au point précédent. Cependant, avoir des idées au niveau de la commune et les défendre auprès du TEC est assurément une condition sine qua non pour espérer une évolution positive de l’offre TEC. Nous pensons qu’il y a un potentiel justifiant un renforcement de la ligne 19. Ce renforcement peut se faire de différentes manières : augmentation du nombre de bus, (re)création de service spécifique aux écoles pour libérer de l’espace pour les autres voyageurs, création d’une ligne "express" s’arrêtant moins,etc... Dans le cadre de ce renforcement, des liaisons directes avec LLN ne passant pas par Ottignies sont clairement à envisager.
      Il y a au moins deux raisons pour lesquelles nous pensons que le renforcement de cette ligne se défend :
      la fréquentation actuelle : aux heures de pointes, les bus sont saturés et, le reste du temps, ils sont rarement vides
      il y a quelques années, une étude sur les lignes de chemin de fer à éventuellement réouvrir avait montré que le potentiel pour la ligne Nivelles-Ottignies était intéressant. S’il y a du potentiel pour une ligne de train, il y en a sans doute pour un axe de bus renforcé.
      3) Toujours avec le TEC, il nous semble opportun d’étudier les possibilités de proxibus et/ou de transport à la demande (qui se situe à mi-chemin entre un service bus et un service de taxi). Nous n’avons pas vraiment d’argument pour dire que c’est forcément une bonne idée mais nous pensons qu’elle mérite d’être creusée vu qu’il n’y a pas plus d’argument dans l’autre sens. Dans le cadre de la problématique que vous soulevez, ce genre de service pourrait servir à rejoindre l’axe renforcé depuis les villages.
      4) Pratiquement chaque fois qu’un bureau d’étude se penche sur la mobilité à Genappe, il souligne l’intérêt à plus ou moins long terme de rouvrir une liaison ferrée entre Ottignies et Nivelles sur le site du Ravel. Nous pensons donc que nous devons préserver cette option ouverte. Cela au moins à deux conséquences à relativement court terme :
      il faut éviter que des nouvelles constructions soit invivables si on rouvre la ligne afin d’éviter une trop forte opposition légitime des riverains (les tram-trains actuels sont par ailleurs bien moins bruyants que les trains)
      la politique cyclable de la commune ne peut pas être complètement dépendante du Ravel. On doit toujours envisager la possibilité de devoir le rendre complètement au monde ferroviaire. Il n’est pas évident que liaisons ferrée et cyclable ne puissent pas cohabiter mais il faut prévoir l’éventualité qu’une telle cohabitation ne soit pas possible.
      J’espère que ce mail répond à votre question. Dans tous les cas, si vous avez des commentaires, d’autres questions ou bien des objections ; n’hésitez pas à nous en faire part.

      Cordialement,

      Tanguy ISAAC
      candidat aux élections communale et provinciale
      pour la liste Ecolo Genappe

         
      • AMENAGEMENT DU TERRITOIRE – MOBILITE – TRAVAUX PUBLICS – URBANISME - LOGEMENT
        4 octobre 2012, par
        Locale de Genappe

        Bonjour,

        Merci pour votre réponse. Deux idées retiennent particulièrement mon attention :
        - Celle d’un proxibus à la demande qui pourrait rejoindre des rues de villages actuellement non desservies et permettrait aux habitants de rallier les grands axes de bus (je pense notamment aux écoliers de mon quartier qui sont "coincés" rue des Combattants.)
        - Une ligne express vers Louvain-la-Neuve qui ne passerait pas par Ottignies.

        En espérant que certains de ces projets pourront voir le jour, je vous souhaite une bonne continuation dans votre campagne.

        Cordialement,

        Céline Cheval