Ecolo Genappe doute de la volonté de la ville à participer à l’effort collectif de réduction des Gaz à Effet de Serre (GES) et à lutter contre le dérèglement climatique. Une étude pour un coût exorbitant de 100.000 euros est sur la table.

 

Quel est le but réel de ce cadre éolien communal ?

Ecolo remet en question la démarche actuelle de la ville.

En effet, Genappe n’est nulle part au niveau de la réduction des gaz à effets de serre et ne s’investit pas suffisamment dans cette voie. Le Collège semble parfois avancer avec la Convention des Maires et le projet Pollec, puis semble reculer dès qu’il s’agit de décider et d’agir.

En fin de compte, Ecolo regrette, aujourd’hui, l’absence de toute production d’énergie renouvelable à Genappe. Pourtant, les occasions n’ont pas manqué depuis 30 ans !

Genappe ne participe pas à l’effort collectif exigé par le dérèglement climatique pour des raisons difficilement audibles en 2018. Effectivement, il y a des enjeux et des exigences de l’Europe (horizon 2020 !), de la Wallonie et de notre plan Pollec (réduction de 40% des GES d’ici 2030). Nous aurions espéré davantage de proactivité. Avec le plan Pollec, Ecolo pensait sincèrement que les élus vaincraient leurs résistances, se reconnecteraient aux urgences et participeraient à l’effort collectif wallon. Et ce d’autant plus que Genappe est une commune idéale pour le développement d’énergies renouvelables, dont l’éolien.

De la procrastination organisée ?

Ecolo se demande si nous ne sommes pas face à une situation de procrastination organisée depuis trop longtemps. En effet, le bureau d’étude devra, tel que mentionné dans le cahier des charges, se référer au cadre éolien wallon de 2013 et à sa cartographie positive.  Le prestataire de l’étude devra se conformer au cadre de référence de la région wallonne alors que le Conseil communal l’a refusé lors d’un vote le 26 novembre 2013. Les sites potentiels de Genappe ont ainsi fait l’objet d’un rejet total du Conseil communal en 2013 !

Quel est est alors l’intérêt d’une nouvelle étude ? Aucun en fin de compte! C’est incompréhensible.

A un moment donné, ne faut-il pas décider,  décider pour la collectivité, dans l’intérêt du plus grand nombre, pour l’avenir et pour l’évidence ?

Un cahier des charges trop contraignant

Ce 27 mars 2018, le Collège communal a demandé de voter pour une étude inutile, onéreuse et un cahier des charges trop contraignant !

Cette démarche est peu proactive, peu responsable et par ailleurs incohérente. Ecolo estime que la signature de la convention des maires était juste symbolique. Cette signature n’oblige la commune en définitive à rien.

Ecolo Genappe était méfiant dès le départ concernant cette étude et ses craintes se vérifient. Il s’agit d’une étude prétexte, à un coût exorbitant, avec une dernière version du cahier des charges qui reste démesurément contraignante.

A titre d’exemple, un point du cahier des charges traduit l’incohérence et les freins dans ce dossier: «  En plus des documents à caractère régional, la ville de Genappe souhaite établir des caractéristiques et contraintes locales plus sévères que le cadre de référence wallon ». Ainsi, le Collège communal souhaite avoir un cadre éolien local encore plus contraignant que celui de 2013, alors qu’il l’avait refusé à l’époque.  Avec autant de précautions et de restrictions, le Collège communal ne démontre-t-il pas qu’il ne veut pas d’éoliennes sur le territoire de Genappe ?

Ecolo refuse donc ce projet d’étude

En conclusion, Ecolo Genappe ne peut s’associer à ce projet d’étude ni approuver la dernière version du cahier des charges et dénonce un coût exorbitant de 100.000 euros, alors qu’un montant de 50.000 euros (déjà hors de prix) était cité le mois passé.

Ecolo Genappe s’oppose donc à ce marché de service, à son mode de passation et aux conditions du cahier spécial des charges.

Anne Beghin
Chef de groupe

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