En septembre, le Collège communal décide de supprimer la commission Enseignement votée pourtant à l’unanimité en mars 2014. Sans volonté aucune de la faire fonctionner correctement, la majorité a préféré la fermer plutôt que de proposer des alternatives pour une dynamique participative et constructive.

Genappe se prive ainsi d’un espace de débat, de réflexion et d’innovation. Et, laisse en suspens des sujets importants initiés par Ecolo depuis le début de la législature : les difficultés scolaires et l’aide aux enfants; le soutien des équipes éducatives; la violence ; l’amélioration du bien-être de tous les acteurs au sein de l’école ; l’ancrage des écoles dans leur environnement ; le renouvellement des classes de dépaysement ; l’évaluation des projets pédagogiques en place; l’optimalisation des conseils de participation, les cantines ; etc.

Le 14 octobre, le pouvoir organisateur (le Collège) des 6 écoles communales brille par son absence à la soirée d’échanges et de réflexions Pour une école participative organisée par Ecolo Genappe. Pourtant informé depuis août de cette initiative et invité à prendre la parole, le PO n’a envoyé aucun représentant à cette soirée. Pire, celui-ci n’aurait encouragé aucun enseignant ou directeur à prendre part aux débats sur des thématiques contemporaines, qui ont suscité l’enthousiasme des quelque 50 citoyens présents. Y étaient abordés l’engouement pour les pédagogies actives, l’intérêt de l’inclusion des enfants différents dans les écoles traditionnelles et enfin la coopération entre enfants comme piste de prévention de l’échec scolaire. La qualité des débats orchestrés de manière objective et dynamique par David Lallemand, annoncé lui aussi de longue date, aurait pu attirer l’un ou l’autre. En vain.

Genappe a-t-elle jamais montré l’exemple en termes de politiques participatives ? Quel sens devons-nous donner à ces attitudes de repli, de refus ? Sont-elles le signe d’un désintérêt pour ces enjeux fondamentaux et pour l’avenir de nos enfants ? Le pouvoir organisateur de nos écoles ne montre-il pas une fois encore des signes de frilosité excessive à échanger, à participer aux débats, à se projeter dans l’avenir au profit de sa population ?

Ecolo prend donc bonne note des derniers manquements du collège et de son immobilisme. Car, si beaucoup de décisions se prennent au niveau de la Fédération Wallonie – Bruxelles, il est évident qu’il existe des leviers et des zones de liberté au niveau local (Pouvoir Organisateur, échevins, secteur associatif, acteurs scolaires, projets d’école, etc.) que nous pouvons actionner. C’est une question de choix et d’orientations politiques. Pour Ecolo il est temps d’agir en vue de créer une école durable, contemporaine, solidaire afin de rendre les enfants plus actifs, plus participatifs, plus ouverts sur le monde qui les entoure. Remettre au cœur de l’école et des apprentissages de la solidarité, de l’entraide, de la bienveillance et du bonheur plutôt que de déplorer trop d’élitisme, d’individualisme, de violence, d’échecs et d’exclusions.

Il est donc évident que nous continuerons à nous intéresser à ces questions parce que nous sommes convaincus que l’école doit évoluer et innover pour être en phase avec la société. Nous continuerons à rappeler que l’école doit être le fruit d’échanges et de dialogues entre tous les acteurs concernés. Dès le moment où l’on souhaite une commune durable et conviviale cette démarche est indispensable.
Indispensable et responsable.

Anne Beghin

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