Au terme du conseil communal de ce 27 janvier 2015 les mots qui nous viennent à l’esprit sont désolation, fermeture, incompréhension, bêtise. Des mots qui claquent autant qu’ils choquent.
Il semble qu’on ait atteint un point de rupture.

Alors que l’opposition PS-Ecolo tente de mettre sur la table du conseil communal « L’après Charlie » sur les deux axes majeurs que sont la liberté d’expression et le vivre ensemble, l’échange se passe mal, le débat est clos. Triste sort que le nôtre qui souhaitions mettre un sujet sur la table et élever le débat. Ce sujet qui devrait dignement nous unir et nous rassembler nous divise. Nous sépare.
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Interrogeant tout d’abord la majorité sur le message qu’elle a voulu faire passer en affichant, avec une probable bonne intention, « Je suis Charlie », sur le site internet de la ville…les réponses ont témoigné illico presto d’un refus catégorique d’échanger.

Pour l’opposition PS-Ecolo afficher « Je suis Charlie» signifie défendre envers et contre tout la Liberté d’expression dont la liberté de la presse ; cela signifie que l’on revendique que cette liberté est un des piliers de la démocratie.

L’opposition pointe alors l’incohérence des élus en termes de démocratie locale et de liberté d’expression. Au niveau du journal de Genappe, la majorité bafoue aisément cette liberté, en censurant à tire larigot, en ne laissant qu’un espace dérisoire à l’Opposition ; transformant le journal de la commune en un journal du MR, nous ne sommes pas loin du journal de propagande.

Nous demandons que le règlement de ce journal soit revu et modifié. (Très vite) agacé le bourgmestre clôt le débat, l’interrompt, coupe la parole, fait évacuer la salle afin de poursuivre en huis clos !

« Vivre ensemble »

En huis clos nous soulignons que ces dramatiques attentats ont aussi mis en exergue l’importance du « Vivre ensemble », de la cohésion sociale. L’urgence à ré-organiser le collectif et le dialogue entre tous. Et ce dès l’école.

Aux questions très concrètes « qu’allez-vous proposer pour que les multiples nationalités (on en dénombre plus de 30), les différentes confessions et convictions se connaissent et se respectent ? Qu’allez-vous proposer pour améliorer le « Vivre ensemble » ? Qu’aller vous faire pour lutter contre l’isolement, le repli, le cloisonnement des uns et des autres ? Et ce dans les quartiers, dans les cours d’écoles, dans les écoles ? Les réponses furent aussi arrogantes que tristes traduisant un refus de se positionner.

Nous avons pu apprécier à leur juste valeur des haussements d’épaules, des yeux levés au ciel, etc. Pourtant…ne faut-il pas repenser les projets d’écoles en y intégrant d’office un axe multiculturel ? Des parrainages d’enfants ? Des conseils des enfants au sein des écoles ? Des Chartes ré-écrites ? Etc. Ce sont à la fois les questions de citoyenneté et de cohésion sociale dès le plus jeune âge qui doivent s’imposer à nous tous.

Refus du débat !

Et en fin de compte, les réponses ont été sans appel et sans surprise: Tout va bien à Genappe. Soulignant qu’ à Genappe on « réagit à » mais on n’est jamais proactif et ce dans aucun domaine. Soulignant qu’à Genappe on a tellement la tête dans le guidon qu’on ne peut pas /veut pas élever le débat, avoir une vision globale, prendre un peu de hauteur. Ce refus en est devenu pathologique. Et cela est choquant, inadmissible.

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