Avec vous, pour des solutions durables








Le 14 octobre prochain, les habitants seront
amenés à désigner ceux qui gèreront les communes pour les 6 prochaines
années. Ces élections se dérouleront dans un contexte inédit :
celui
d’une crise financière et de la dette publique sans précédent ;
d’une
crise aux retombées socio-économiques potentiellement aussi injustes
que dramatiques ; d’une crise qui plonge ses racines loin de nos
communes, dans une course effrénée au moins-disant social et
environnemental, dans une économie de l’épuisement, épuisement des
personnes et des ressources.

Nos communes ne sont pas épargnées par ce contexte. Les CPAS
accueillent chaque jour des victimes de la crise plus nombreuses :
jeunes, candidats réfugiés, familles monoparentales, travailleurs
exclus du chômage, … Mais nos communes sont aussi témoin de toutes ces
initiatives citoyennes et associatives qui, dans les quartiers et les
villages, inventent au quotidien des solutions aux nouveaux maux de nos
sociétés.

En Belgique, les communes représentent plus de la moitié des
investissements publics. C’est dire le rôle qu’elles ont à jouer dans
un contexte budgétaire où chaque euro est compté : éviter le
saupoudrage et bannir le clientélisme, faire des choix qui répondent
avec vision aux urgences immédiates, et donc investir prioritairement
dans tout ce qui, à l’échelle communale, tisse, retisse ou consolide le
lien social.

Pour Ecolo, gérer une ville ou une commune, c’est bien plus qu’être
bon gestionnaire. C’est apporter des solutions concrètes qui
construisent un monde plus juste et plus solidaire, une nécessité
encore plus fondamentale aujourd’hui face à l’austérité, face aux
difficultés quotidiennes des citoyens. Pour les écologistes, il est
urgent de restaurer la confiance et l’envie, de créer de la prospérité
partagée et des perspectives d’avenir pour tous.

Ecolo est convaincu que les véritables solutions ne peuvent se
trouver qu’avec les citoyens, au quotidien, en stimulant l’émancipation
de chacun, en construisant des solutions où la démocratie est vivifiée,
des solutions qui permettent de mieux vivre, de lutter contre le
gaspillage et la précarité énergétiques, de mener des politiques qui
prennent en compte l’indispensable préservation voire la restauration
de la biodiversité, de faire vivre la solidarité chaude, de faire
respecter la diversité et d’améliorer ainsi la cohésion sociale et le
sort des plus fragiles d’entre nous, d’améliorer le cadre de vie et de
garantir une meilleure sécurité pour tous.

1. Investir dans le lien social


La
commune, c’est là que l’on habite, c’est là qu’on espère voir grandir
et s’épanouir nos enfants. C’est d’abord là que les jeunes trouvent
leur place, des lieux, des associations qui leur permettent de devenir
les adultes de demain. C’est là aussi que petit à petit on apprivoise
la vieillesse, sans que se détendent, espère-t-on, des liens tissés au
fil de toute une vie. C’est enfin là, au CPAS, qu’on se retrouve après
un accident de la vie, une rupture professionnelle, un décrochage
social ; c’est là qu’on reprend pied, qu’on se remet en projet
pour une
émancipation retrouvée.

Si la commune veut être pour chacun un espace de vie
agréable et convivial, elle doit favoriser les conditions du mieux
vivre ensemble en étant créatrice de services et en apportant son
soutien à chacun à tous les moments de la vie.

Avec Ecolo, pour

- grandir près de chez soi…
Les parents ont besoin pour leurs enfants de structures d’accueil de
proximité et de qualité, crèche ou halte-garderie pour les plus petits,
structures d’accueil extrascolaires pour les plus grands. La commune
est à la barre, tant pour coordonner et soutenir les initiatives
existantes que pour pallier les manques éventuels en devenant elle-même
opératrice d’accueil.

- soutenir un enseignement de qualité…
L’école est un lieu d’apprentissage, mais aussi d’accueil et
d’ouverture. La commune, en tant que pouvoir organisateur ou
partenaire, est là pour soutenir enfants, pédagogues et parents,
faciliter les ponts, susciter les collaborations, impliquer différents
acteurs dans la vie de l’école. Elle se doit aussi de faire les choix
les plus appropriés pour assurer, par exemple, la convivialité et
l’entretien des bâtiments scolaires, la qualité de la cantine ou de la
garderie, la vitalité du conseil de participation…
- reconnaître la jeunesse dans ses besoins et
spécificités…

A l’échelon communal particulièrement se manifeste l’attente légitime
des jeunes de disposer d’espaces réservés, d’activités spécifiques,
d’une reconnaissance, source d’autonomie et d’émancipation. En
soutenant les associations, en développant des infrastructures propres,
en proposant ou en encadrant des activités spécifiques, la commune peut
contribuer à renforcer leur identité et à éveiller leur responsabilité
de citoyen-ne.

-  offrir aux aînés un cadre de vie de qualité…
Avec l’augmentation de l’espérance de vie, la proportion de personnes
âgées au sein de la société est appelée à augmenter. Il faut donc que
la collectivité, commune en tête, veille à valoriser leurs compétences
et leur savoir, s’investisse et appuie les partenaires associatifs pour
permettre au plus grand nombre de bien vieillir chez soi et crée pour
eux un cadre de vie sécurisant, agréable, solidaire, garant d’un
maximum d’autonomie.
- assurer l’accès à un logement de qualité à un
prix abordable pour tous…

Pour répondre aux besoins de ses habitants, tant en terme de quantité
que de qualité ou d’accessibilité financière, la commune, en
collaboration avec les Régions, doit mettre en place une politique
volontariste de construction et de rénovation de logements publics.
Elle apportera une attention toute particulière à la dimension
énergétique et écologique dans la réalisation, la rénovation ou la
gestion de ses logements et favorisera l’émergence de politiques
innovantes (habitat groupé ou intergénérationnel, maisons kangourous,
…).

- renforcer l’action des CPAS…
Pour répondre aux besoins sociaux les plus aigus mais aussi éviter aux
citoyens sur le fil de la précarité d’y plonger, il est nécessaire de
développer ou renforcer les actions sociales en fonction des besoins
locaux : réintégrer socialement des personnes en
difficultés ; aider
les ménages précarisés à réaliser des économies d’énergie ; mener
des
actions socioculturelles en faveur des jeunes ; développer des
politiques de maintien à domicile des personnes âgées, …

- faire vivre les solidarités…
Un quartier où l’on se préoccupe davantage de la dame âgée, isolée en
période de canicule ou de grand froid, une école de devoirs qui naît de
la rencontre entre une association, un comité de quartier et des
bénévoles, c’est comme cela que s’exprime la solidarité chaude, celle
qui fait que chacun se sent partie intégrante d’une communauté dans
laquelle il a envie de s’investir. C’est en encourageant et en
facilitant ces actions de solidarité, en renforçant la convivialité par
l’aménagement de lieux de vie ou le soutien au bénévolat, que la
commune peut, au-delà de ses missions premières d’action sociale, aider
chacun à devenir acteur de sa vie et de ses changements.


Ecolo le fait

A Amay, la majorité a été à l’initiative de
diverses actions qui ont permis de développer les solidarités pour
répondre aux besoins des habitants. Ainsi, par exemple, une personne de
l’administration, en collaboration avec le conseil des aînés, a recensé
l’ensemble des personnes âgées pour leur permettre d’être aidées (par
des bénévoles, les comités de quartier ou le cas échéant les services
communaux) dans les moments critiques (canicule, grands froids,
déneigements,…) et garantir ainsi leur sécurité.

A Schaerbeek, pour développer le respect entre
tous
les habitants, l’Echevine de l’Intégration sociale, de la Prévention et
de la Solidarité développe des infrastructures de quartier qui
permettent aux habitants de se rencontrer. 70 travailleurs sociaux ont
été mobilisés dans 14 projets différents (médiation scolaire,
prévention du décrochage, médiation sociale et de voisinage, soutien
aux fêtes de rue…) et un partenariat permanent avec 40 associations
locales est organisé (écoles de devoirs, cours de français et
d’alphabétisation). Le festival de théâtre Mimouna rassemble chaque
année, depuis 10 ans, près de 200 jeunes et 3.000 spectateurs de tous
les âges.
Par ailleurs, pour répondre à l’explosion des demandes d’aides
sociales, la Présidente du CPAS a fait procéder à l’engagement d’un
nombre important de travailleurs sociaux (+ 30%). Les actions qui ont
été entreprises permettent de répondre aux besoins des habitants
précarisés dans une dynamique émancipatrice : reconstruction d’une
maison de repos ouverte à la vie du quartier, première ligne
spécialisée pour permettre l’accès à l’énergie et de meilleures
pratiques de consommation (aides financières couplées à une politique
préventive en matière d’énergie), insertion socioprofessionnelle
(accompagnement en matière d’emploi mais aussi pour permettre aux
personnes de s’investir dans un projet de vie qui fasse sens pour
elles), création du Pôle Participation sociale et citoyenne pour les
primo-arrivants ; activités et ateliers collectifs du Pôle
Culture ;
accompagnement personnalisé pour l’apprentissage des langues…

Floreffe mise sur un accueil vert des petits. 1, 2,
3… Piano, la maison communale d’accueil de l’enfance du village, a
choisi l’optique du développement durable. Le bâtiment a été rénové aux
meilleurs standards énergétiques. Des conditions de vie saines, pour
les enfants et le personnel, sont un fondamental de la nouvelle
structure : isolation sonore, utilisation de produits écologiques
et
durables, de papier recyclé, tri sélectif…

Les citoyens ont été associés au projet dès sa conception et
composent pour la moitié le Conseil d’Administration de l’asbl. Des
rencontres ou partenariats avec les voisins, les commerçants, la
bibliothèque, les écoles, les centres culturel et sportif sont
organisés. Bref, une crèche résolument ancrée dans son
environnement !

2. Stimuler la créativité et soutenir la création
d’emplois


La
richesse d’une commune, c’est sa capacité à fédérer les énergies
créatrices, sa capacité à offrir aux acteurs de terrain de réelles
chances de déploiement de leurs activités, c’est aussi développer avec
les citoyens des projets qui favorisent la qualité de vie et
l’émancipation pour tous.

La commune doit jouer un rôle de chef de file, stimuler et
catalyser les énergies, rassembler hommes et femmes autour de projets
porteurs, aider ceux et celles qui ont des projets à les concrétiser,
que ce soit en matière d’économie, de tourisme, de culture,
d’agriculture ou d’artisanat…

Avec Ecolo pour

- développer et soutenir les projets de
développement économique et commercial locaux et durables…

Pour faciliter l’émergence de projets nouveaux et durables, la commune
veillera à préserver la proximité des commerces et à limiter le
développement de périphéries commerciales ; elle suscitera le
développement d’idées nouvelles, soutiendra l’entreprenariat et
apportera un support –notamment logistique- aux associations de
commerçants.
- stimuler la créativité, soutenir la culture et
les artistes locaux…

La culture contribue à la qualité de vie de façon individuelle et
collective. Elle est élément fondateur de cohésion sociale et
d’intégration. Soutenir les activités culturelles, c’est créer des
richesses dans sa commune, favoriser les liens, jeter des ponts, et
contribuer ainsi au mieux vivre ensemble.
- favoriser l’agriculture locale et soutenir les
petits producteurs…

Le monde rural se diversifie, change. Parce qu’il est important que les
agriculteurs puissent vivre de leur métier, la commune doit avoir à
cœur de promouvoir la production locale, de favoriser la rencontre
entre les agriculteurs et les consommateurs, de soutenir et susciter
l’éventuelle reconversion des producteurs vers des pratiques plus
respectueuses ou plus locales… Par la mise sur pied de GAC (Groupe
d’Achats Communs), de GASAP (Groupe d’Achat Solidaire de l’Agriculture
paysanne), de potagers communautaires, par l’intégration de critères
environnementaux dans les marchés publics communaux, la commune
soutient résolument l’agriculture locale et donne le ton…

- opter pour un tourisme soutenable et
participatif…

Ecolo défend depuis toujours une politique de tourisme local, diffus,
intégré (chambres d’hôte, tourisme à la ferme, gîtes ruraux, guides
touristiques nature ou historiques …) et attractif (circuits
pédestres ou cyclables, orientés nature, histoire, patrimoine ou
découverte…). La demande pour cette forme de tourisme est en pleine
croissance et l’offre actuelle n’y répond pas. Pourtant, outre la
qualité du service offert, la diversité et l’effet bénéfique sur le
cadre de vie, ce type de tourisme amène de réelles retombées
économiques en contribuant, dans le monde rural, à son redéploiement.


Ecolo le fait

Le réseau des jardins de Neufchâteau entend
induire
une réflexion sur la manière de produire et de consommer. Cette
réflexion touche à l’alimentation, mais aussi à l’environnement et aux
pratiques agricoles, encore très présentes dans notre milieu rural. La
mise en réseau des jardins a débuté par une « bourse aux outils de
jardinage et de petit élevage ». Elle a débouché sur la création
de
potagers communautaires et d’un potager intergénérationnel dans une
école de l’entité. Le réseau des jardins, qui met en connexion toutes
personnes désireuses de partager autour du thème des jardins (échange
de savoirs, partage de matériel, de semences, rencontres conviviales…),
s’appuie sur une publication périodique, « L’Echo des jardins ».

Quatre communes du Brabant wallon se sont associées
avec l’AID, entreprise d’économie sociale, pour créer une société
coopérative. La Ressourcerie de la Dyle récupère et transforme les
encombrants. Elle dispose d’un atelier de reconditionnement et d’une
vitrine pour la mise en vente. L’entreprise forme par ailleurs des
personnes en recherche d’un statut social via un programme de
valoristes. Elle privilégie également la démarche participative puisque
le personnel a la possibilité d’investir dans le capital de la société.
Un projet pluriel, à la fois économique, social et
environnemental !

Pour que les citoyens ne soient pas que consommateurs de
« produits
culturels », il est important de soutenir l’implication de ces
derniers
dans la dynamique collective. A Orp-Jauche, de
nombreuses activités culturelles sont développées par les associations
locales (fanfares, théâtres, cabarets, concerts, artistes, …). Pour
les soutenir, un organe culturel communal a été mis en place qui
coordonne les activités, fait connaître les artistes locaux et organise
l’agenda des activités culturelles locales. Forest a suivi une optique
similaire en réalisant une programmation culturelle par et pour les
habitants (expo, concert, théâtre…)…

3. Préserver et améliorer l’environnement


Préserver
la biodiversité et améliorer son environnement au niveau de la commune,
c’est répondre à des défis locaux en intégrant les enjeux globaux de la
planète, sans renvoyer les problèmes à demain – ou aux autres. C’est
peser la responsabilité de nos choix, en optant pour une politique
résolument orientée vers le développement durable.

Avec Ecolo pour

- économiser l’énergie et lutter contre la
précarité énergétique…

La proportion des revenus consacrée à l’énergie est de plus en plus
élevée et source d’appauvrissement pour les plus bas revenus. La
commune a un rôle à jouer dans le conseil et le soutien au citoyen pour
consommer moins ou mieux. Mais elle se doit aussi d’être un exemple en
matière d’utilisation rationnelle de l’énergie et de développement des
énergies renouvelables.

- réinventer la mobilité…
Se rendre à l’école ou au travail, conduire les enfants au sport ou à
la musique, rejoindre ses amis, chercher un emploi : la mobilité
est au
cœur de notre vie quotidienne. Mais la voiture coûte de plus en plus
cher aux ménages, sans compter que le trafic automobile en croissance
permanente dégrade la qualité de l’air, engorge nos villes et
insécurise nos quartiers et villages. La commune peut concrètement
aider ses habitants en la matière : en aménageant autrement la
voie
publique et en garantissant ainsi une place sécurisée pour chacun,
piétons, cyclistes, PMR et enfants en poussette, transports en commun
et voiture ; en développant de nouvelles solutions de mobilité
(voitures ou vélos partagés, covoiturage,…) ; en soutenant l’offre
locale de transport collectif (taxi social, proxibus, …) …

- favoriser et préserver la biodiversité…
Par un plan communal d’amélioration environnementale, la commune peut
très concrètement gérer et favoriser la biodiversité, les espaces verts
publics et la protection de la nature. Privilégier la plantation
d’espèces locales indigènes adéquates dans les propriétés communales,
protéger et vitaliser les intérieurs d’îlots dans les villes, augmenter
la surface des espaces verts ouverts au public, développer un maillage
de zones naturelles vertes et bleues… autant d’actes que la commune
peut poser pour relever le défi de préserver la biodiversité.
- favoriser une alimentation de qualité, bonne
pour la santé, produite dans le respect des producteurs et de
l’environnement…

Cantines scolaires et crèches, repas à domicile, maisons de repos et
hôpitaux, administration communale, autant d’occasions pour la commune
d’agir très concrètement pour rendre accessible à tous une alimentation
saine, de qualité et produite dans le respect des producteurs et de
l’environnement. La commune dispose des outils légaux et administratifs
pour adapter les cahiers de charge de ses marchés publics et ainsi
soutenir concrètement les produits locaux et de saison dans toutes les
collectivités dont elle a la charge. Elle peut également travailler
avec les équipes éducatives, les travailleurs sociaux et les
associations pour mettre en place des actions de sensibilisation ou
soutenir des initiatives de production locale ou de distribution de
produits locaux et de saison.


Ecolo le fait

Les nouveaux bâtiments de l’avenue du Martin Pêcheur à Watermael-Boitsfort
ont des spécificités que l’on n’aperçoit pas au premier coup d’œil. Non
seulement l’ensemble des logements sont basse énergie mais en plus des
20 appartements, 9 logements forment un habitat groupé basé sur le
concept anglais d’Abbeyfield. Ils s’adressent à des personnes seules
qui bénéficient ainsi d’équipements communs et qui, solidaires,
partagent les tâches quotidiennes.

A Gembloux, on a opté pour une alimentation saine
et durable dans les cantines scolaires. L’enjeu était de proposer aux
enfants des repas de qualité, sains, à un coût raisonnable, en leur
faisant (re)découvrir des aliments de qualité et de saison, parfois
oubliés avec une part de produits bios et locaux. En parallèle, des
animations pédagogiques ont été organisées pour sensibiliser les élèves
à l’alimentation saine, leur expliquer la pyramide alimentaire… Les
membres du personnel qui encadrent les repas ont également été formés,
tant pour les sensibiliser à cette diversification dans l’assiette que
pour partager les trucs et astuces pour faire manger les enfants…

A Baelen, l’installation d’un réseau de chaleur,
centrale unique pour plusieurs bâtiments (nouvelle et ancienne écoles,
maison communale et Foyer culturel) reliés entre eux par des
canalisations d’eau chaude, améliore la performance énergétique des
bâtiments publics. Ce réseau contribue également à réduire les rejets
de CO2 puisque le choix d’une énergie renouvelable (chaudière à
« pellets ») a été fait.

Le développement durable à Villers-Le-Bouillet,
c’est entre autres une éolienne. Elle est propriété de la commune et de
ses citoyens, ce qui constitue le premier partenariat du genre en
Belgique. Les retombées se font sans incidence sur les générations
futures et participent également à la solidarité nord sud -et ce, de
façon obligatoire et statutaire. Ce projet s’inscrit dans une politique
écologique très active (panneaux solaires sur 11 bâtiments communaux,
nouvelle maison communale éco-passive, clauses environnementales dans
les marchés publics, électricité publique 100% verte, …).

A Forest, le parc Jacques Brel, ancien parc privé
laissé à l’abandon depuis des décennies, est en cours de rénovation.
Après une étude approfondie, un programme de restauration en 3 phases a
été élaboré. Après le curage, l’empierrement et l’aménagement des
abords des étangs (réalisés en 2011), 2012 et 2013 verront la
finalisation de la restauration des pièces d’eau, des chemins et des
massifs arborés.

Un plan de gestion est également en cours d’élaboration, plan
qui intègre les principes de la charte de gestion écologique des
espaces verts en application sur le territoire communal.

4. Garantir à chacun un cadre de vie où il fait bon
vivre en toute sécurité


La
commune dispose de la plupart des leviers pour améliorer le cadre et la
qualité de vie dans les quartiers et les villages. En concertation avec
les citoyens, il est possible d’aménager un quartier, une place, un
square pour le rendre plus agréable, plus sûr, plus accueillant pour
tous. La rue et les espaces publics doivent être pensés pour favoriser
la rencontre, l’échange, le rapprochement entre les différents usagers,
toutes générations et origines confondues.

Pour les écologistes, vivre dans un climat de sécurité est
un droit absolu. Chacun doit pouvoir vivre et se déplacer dans son
quartier ou son village sans craindre pour son intégrité physique ou
morale.

Avec Ecolo pour

- créer de la convivialité dans les quartiers…
Créer du lien social pour prévenir l’insécurité est au centre de nos
préoccupations. Soutenir les acteurs citoyens et associatifs pour
développer une vie de quartier ; multiplier et embellir les lieux
publics, entretenir, créer et valoriser des aménagements de qualité
(mobilier urbain), des cheminements piétonniers et cyclistes protégés,
éclairés et verdurisés), autant d’actions qui accroissent le plaisir
d’habiter dans tous les quartiers. – accorder la plus grande
attention à la propreté…

Installer des poubelles, les entretenir, nettoyer les rues, les espaces
publics, les trottoirs ou lutter contre les incivilités contribuera
également au sentiment de sécurité.

- organiser le travail de la police et définir
ses priorités en fonction des réalités de terrain…

Il n’est pas possible de garantir la sécurité de tous sans organiser le
travail de la police, définir ses priorités en fonction des réalités de
terrain et lutter contre les incivilités. Ecolo veut renforcer la
police de proximité, notamment en multipliant les patrouilles non
motorisées, en renforçant la présence des agents de quartier dans les
villages et les quartiers dans de larges plages horaires, ainsi qu’en
organisant la participation des policiers à la vie de la communauté.

- garantir le respect des règlements de police
administrative des communes…

Un travail de collaboration étroite entre la police et les agents
constatateurs et sanctionnateurs de l’administration est indispensable
pour s’assurer que les incivilités soient constatées et sanctionnées et
permettre de lutter contre le sentiment d’impuissance et l’impunité
dont bénéficient parfois certains contrevenants.
- assurer la sécurité routière…
Les comportements inappropriés, agressifs et dangereux au volant sont
problématiques et considérés comme tels par plus de la moitié des
Wallons et Bruxellois. Ecolo veut les combattre et intégrer la
« sécurité routière » et la mobilité douce dans toutes les
décisions en
matière d’aménagement du territoire et dans les aménagements routiers.


Ecolo le fait

A Enghien, Ecolo a fait de l’axe « vie de
quartier
et citoyenneté » du Plan de cohésion sociale une priorité. Les
comités
contribuent à la dynamisation et à la solidarité dans les quartiers
mais ils sont aussi devenus des partenaires privilégiés pour la commune
qui tend à les responsabiliser (collaboration pour l’entretien des
espaces verts), les consulter (circulation locale, embellissement des
quartiers) et les soutenir. Cette dynamique a entraîné une augmentation
importante du nombre de comités de quartier.

A Ottignies-Louvain-la-Neuve, les autorités comme
la population s’inquiétaient de l’évolution de la délinquance, qui
devenait progressivement comparable à celle des grandes villes. Des
mesures concrètes s’imposaient. En termes de prévention, la
« cellule
de développement communautaire » a réorienté son travail vers un
accompagnement individualisé des jeunes en rupture. En termes de
répression, le plan zonal de sécurité a identifié six priorités -dont
la lutte contre les bandes urbaines- avec de très bons résultats à la
clé. D’une manière plus globale, la commune a opté pour une stratégie
de sécurité intégrée et intégrale, dont l’objectif est de faire de la
sécurité l’affaire de tous, et pas uniquement des services d’ordre.
Cette approche privilégie le dialogue avec tous les acteurs concernés.
Elle a, par exemple, apporté des résultats positifs sur des questions
comme la délinquance liée à l’alcool.

A Namur, depuis 2006, l’objectif est de
« retrouver
le plaisir de la rue », notamment en réduisant la pression du
trafic
automobile et en garantissant un partage plus équitable de l’espace
public entre tous ses usagers.

Une nouvelle vision de l’aménagement du territoire est
privilégiée, articulée autour de l’écomobilité : parcs-relais pour
éviter de saturer le centre ville avec du stationnement de longue
durée, lignes de bus structurantes, plus de déplacements à pieds et à
vélo, gare intermodale au cœur de la ville, zone 30 dans tout le centre
ville et dans de nombreux quartiers et villages…

Les stations de voitures partagées rencontrent un grand succès et se
multiplient. Les deux-roues se partagent aussi avec Li Bia Vélo, 240
vélos en libre service aux couleurs très namuroises. Ville pilote de
Wallonie cyclable, la Ville aménage de nouveaux cheminements, dont un
important Ravel urbain qui relie Namur et Jambes.

Près de 60 kilomètres de trottoirs créés ou rénovés permettent de
sécuriser et améliorer le confort de tous les piétons. Les personnes à
mobilité réduite n’ont pas été oubliées : les bordures du centre
ville
ont été abaissées, des balises sonores permettent de guider les
malvoyants, …
Les abords d’écoles et « dépose minute » ont été sécurisés
pour garantir le « chemin des écoliers »…

A Etterbeek, pour lutter contre la violence faite
aux femmes, des actions de sensibilisation ont été menées ainsi que des
formations à la prévention à l’agression organisées à l’attention des
femmes.


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