La faillite d’un système
De crise en crise, le système économique mondial reposant sur un capitalisme débridé tombe à bout de souffle. Nous en payons, presque tous, les conséquences désastreuses: délocalisation, spéculation, injustice, perte de contrôle des états -et ce ne sont que quelques exemples- parce que trop souvent le secteur financier, déconnecté de toute réalité et logique industrielle, impose toujours sa dictature. Chaque jour, à travers les infos, notre confiance s’érode dans ce qui fut mais reste encore, hélas, le dogme de trop nombreux économistes occidentaux. Il faut réguler.

L’avenir de l’économie, c’est l’écologie
Il y a peu cette affirmation aurait fait sourire. Malheureusement, l’actualité force inexorablement les économistes les plus orthodoxes à revoir leur mode de « pensée unique ». Dans ce sens, Ecolo propose le « Green New Deal », et une société qui se développe grâce à une économie durable, en passant d’une économie de marchés à une économie de projets. Maintenant, les doux rêveurs ont changé de camp: ils sont ceux qui continuent à croire au modèle de papa, qui va perdurer sans sombrer dans la faillite. Il est pourtant à l’agonie. C’est ce que démontre Baudouin Dubuisson dans un livre intitulé « Le naufrage des économistes ».

Echevin et conseiller communal dans les années 80-90, père de 5 enfants, économiste de formation, Baudouin Dubuisson vit à Baisy-Thy. Il a commencé sa carrière dans des cabinets ministériels (Maystadt et Wathelet). De retour dans le privé, il collabore au plan Gandois de sauvetage de la sidérurgie. Il se spécialise dans la reprise d’entreprises en difficulté. En 1997, il reprend Eryplast qui produit des palettes en plastique recyclé. En 2002, il fonde Nanocyl, une entreprise high tech qui produit des nanotubes de carbone. En 2011, il écrit un essai chez Avant propos : « Le naufrage des économistes ».

Philippe Lamberts, eurodéputé Ecolo, coporte-parole des Verts européens, est spécialiste des dossiers finaciers et viendra participer au débat qui promet d’être passionnant et instructif.

modérateur : Tanguy Isaac, docteur en économie, membre d’Ecolo Genappe

Entrée gratuite

Avec la crise, le monde a découvert que l’économie était systémique. Tout se tient. Les économistes sont apparus au XVIIIe siècle et ont commencé à gérer la planète bien avant que les écologistes n’en comprennent le fonctionnement. La biologie ne prend son essor qu’un siècle après l’économie avec Charles Darwin. Presque au même moment, Ernst Haeckel met en évidence l’importance d’ajouter la dimension de l’espace à celle du temps : l’écologie est née. Ces deux disciplines sont devenues antagonistes. Plus grave : pour favoriser son développement, l’économie a enfanté la finance qui aujourd’hui menace celle qu’elle devait servir ! La finance évolue en microsecondes, l’économie compte en mois alors que la nature a besoin d’années pour se régénérer. En finance, les distances n’existent pas ; l’économie multiplie les transports au risque de porter atteinte à l’environnement. Jouant sur les deux dimensions, la finance domine une économie qui reporte les mesures indispensables à la préservation de la planète. En s’appuyant sur quantité d’exemples et de propositions concrètes, cet essai tente de montrer que l’avenir de l’économie passe non par un surcroît de réglementations et de contrôles de la finance mais par sa simplification et sa synchronisation avec l’économie. Quant à l’écologie, elle est tout simplement l’avenir de l’économie.

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